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Levée des restrictions : le Yukon s'attend à une « situation inédite »

Le premier ministre du Yukon, Sandy Silver, s'adresse aux médias lors de la mise à jour hebdomadaire à Whitehorse.

Le premier ministre, Sandy Silver, a tenu à expliquer la décision de lever les mesures sanitaires, annoncée la semaine dernière.

Photo : Gouvernement du Yukon

Radio-Canada

Afin d'apaiser les inquiétudes, le gouvernement du Yukon a précisé en conférence de presse, mardi, les raisons qui l'ont poussé à lever la plupart des restrictions sanitaires à partir du 4 août.

Le premier ministre, Sandy Silver, a parcouru l’ensemble des mesures et la réponse mise en place depuis le début de la pandémie, avant de confirmer que celles-ci allaient bien disparaître.

Avec 8 Yukonnais sur 10 pleinement vaccinés et le nombre de cas diminuant, les restrictions ne sont plus justifiées. Notre gouvernement a la responsabilité de les lever.

Une citation de :Sandy Silver, premier ministre du Yukon

Le plan, annoncé la semaine dernière, prévoit, entre autres, la fin de la quarantaine obligatoire pour tous les voyageurs, vaccinés ou non, et la fin de l’obligation du port du masque dans les lieux publics. Selon le médecin hygiéniste en chef, Brendan Hanley, cela ne signifie pas qu’il faut abandonner le port du masque, mais qu'il ne sera plus imposé ni contrôlé par les autorités.

Je sais que notre intention de lever les restrictions a suscité à la fois de l'excitation et de l'inquiétude, ainsi que de la confusion, a déclaré le premier ministre. Nous entrons dans une nouvelle étape de la pandémie et nous avons affaire à une situation inédite.

Après avoir choisi de limiter les risques avec des mesures sanitaires, à présent, le gouvernement choisit de les accepter. Selon Brendan Hanley, il s'agit d'un tournant dans la gestion de la crise ainsi que d'un moyen de se projeter dans l’avenir.

C'est aussi une stratégie pour survivre à long terme avec la COVID-19 indique-t-il. Est-ce que l'on peut seulement se contenter d'un état d'urgence qui va durer peut-être des années?

L'inquiétude des Premières Nations

Stephen Charlie, le chef de la Première Nation Liard, a indiqué que sa communauté, située près de Watson Lake, est aux prises avec deux grandes éclosions, soit environ 30 cas de COVID-19.

Il y a beaucoup de préoccupations et beaucoup de critiques à l’endroit des dirigeants, en ce qui concerne l'insuffisance de l’aide à la population et le manque de communications [...] mais il s’agit de la responsabilité du gouvernement territorial.

Une citation de :Stephen Charlie, chef de la Première Nation Liard

La chef de la Première Nation Kwanlin Dün de Whitehorse, Doris Bill, a également reproché aux autorités sanitaires d’avoir annoncé une série de mesures d'assouplissement sans avoir consulté les Premières Nations dans un premier temps.

Sa communauté est également particulièrement touchée par la vague d’infections.

La chef de la Première Nation Kwanlin Dün, Doris Bill de profil.

La chef de la Première Nation Kwanlin Dün, Doris Bill, estime que la décision de lever les restrictions est hâtive.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Je crois sincèrement que c’est un pas dans la mauvaise direction pour nous, a-t-elle dit, surtout lorsqu’il s’agit de permettre l’entrée au Yukon des non-vaccinés. Les leaders auraient dû être consultés.

Pour sa part, Stephen Charlie a dit que les cliniques de vaccination dans les communautés rurales sont sporadiques et limitées, contrairement à la clinique de masse de Whitehorse.

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