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Après les feux et la chaleur, au tour des criquets de causer des maux en C.-B.

Une sauterelle.

Des criquets ont envahi de nombreuses régions de l'Ouest canadien.

Photo : Offerte par Dan Johnson/Université de Lethbridge

Radio-Canada

Entourés de feux de forêt et accablés par la chaleur et la sécheresse, les éleveurs de la Colombie-Britannique doivent maintenant composer avec un autre problème : des hordes de criquets invasifs.

Dans la région de Vanderhoof, on compte actuellement jusqu’à 40 criquets par mètre carré, soit bien au-delà du seuil qui met en danger les profits du bétail, explique le responsable des incendies auprès de l'association provinciale des éleveurs, Mike Pritchard.

Ailleurs dans l'Ouest canadien, certaines régions ont dénombré jusqu’à 150 criquets par mètre carré. À Lethbridge, en Alberta, par exemple, l’invasion est telle que des résidents la décrivent comme ressemblant à un film d'horreur.

Devoir se départir de son bétail

En plus de se nourrir de cultures agricoles comme le blé et l'orge, les criquets mangent également de l'herbe de pâturage. En fait, elles mangent et engloutissent autant d’herbe que le bétail, selon Mike Pritchard.

La situation est à ce point difficile que de nombreux éleveurs envisagent de vendre leurs troupeaux afin de sécuriser un retour sur leur investissement, explique-t-il.

Un criquet à Albuquerque, au Nouveau-Mexique.

Les criquets apprécient normalement le climat chaud du Nouveau-Mexique.

Photo : iStock / segdeha

La chaleur en cause

Les températures élevées qui se sont prolongées depuis le début de l’été sont la source du problème, selon les experts.

Les criquets prospèrent à des températures qui oscillent entre 36 et 37 °C, explique Dan Johnson, professeur à l'Université de Lethbridge spécialisé en entomologie et en lutte antiparasitaire.

Les femelles enterrent leurs œufs, qui peuvent rester dormants pendant des années, jusqu'à ce que les conditions soient propices à leur éclosion.

Une fois à maturité, il est difficile de s’en débarrasser, mais les chercheurs espèrent pouvoir comprendre leur schéma migratoire pour les années à venir.

Avec les changements climatiques et des températures de plus en plus sèches et chaudes, le professeur prédit que les populations de criquets seront plus nombreuses au cours des prochaines années.

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