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Le sort de la rivière Avon en Nouvelle-Écosse refait surface

Le cours d'eau est bordé de végétation et de fleurs sauvages.

La rivière Avon, en Nouvelle-Écosse (archives).

Photo : CBC / Paul Palmeter

Radio-Canada

Tandis que la campagne électorale se poursuit en Nouvelle-Écosse, les membres du regroupement des amis de la rivière Avon soutiennent qu’il faut d’abord penser au bien-être de ce cours d'eau et des espèces qui y vivent.

L’avenir de la rivière Avon est un enjeu politique dont personne ne veut vraiment parler, estime la présidente du regroupement, Sonja Wood.

Elle dit que c'est une question qu’il va pourtant falloir trancher.

Le projet d’élargissement de l’autoroute 101 doit être exécuté d’ici la fin de 2023. La route va devoir passer par-dessus la rivière.

Schéma de la future route à quatre voies.

Le projet d’élargissement d’une section de 9,5 km de la route 101 près de Windsor comprend la construction d’un nouveau mécanisme de contrôle du passage des eaux.

Photo : Ministère des Transports et du Renouvellement de l'infrastructure

Le gouvernement libéral voudrait construire un pont-jetée et un genre d’aboiteau, mais les amis de la rivière demandent plutôt un pont, ou au moins un projet qui laisserait passer les poissons librement au gré des marées.

L'Assemblée des chefs Mi'kmaq de la Nouvelle-Écosse a d’ailleurs demandé à la province, il y a une dizaine de jours, d’ajuster ses plans.

Une situation grave, selon un entrepreneur

En avril, la ministre fédérale des pêches, Bernadette Jordan, a produit un décret pour que les vannes du pont-jetée demeurent ouvertes et que la rivière coule librement.

Une rivière passe sous une autoroute, il y a beaucoup de boue.

Les vannes sous la chaussée de l'autoroute 101 à Windsor sont restées ouvertes pendant des semaines.

Photo : Radio-Canada

Les conséquences sont toutefois lourdes pour certains résidents, dont le propriétaire de la station de ski Martock Jim Boylan, qui dit que la situation est grave pour son entreprise.

Il se demande s’il aura accès à l’eau nécessaire pour la fabrication de neige artificielle cet hiver.

C'est que si les vannes restent ouvertes, le niveau de la rivière risque d’être trop bas pour que la station y puise les 60 millions de gallons d’eau dont elle a besoin pour faire de la neige artificielle.

Le député libéral fédéral Kody Blois tente de trouver une solution satisfaisante pour tous les intervenants.

Pour leur part, les candidats dans la course aux élections provinciales ne se sont pas encore prononcés.

Avec les informations de Rebecca Martel

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