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Agression au Marché de la gare : Marei Dankhl Allah remis en liberté sous conditions

Le palais de justice de Sherbrooke

Marei Dankhl Allah fait face à six chefs d'accusation.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

René-Charles Quirion

Marei Dakhl Allah, accusé d'avoir agressé un homme parce qu'il ne tolérait pas que ce dernier fréquente sa fille, a été remis en liberté sous de sévères conditions, à Sherbrooke.

Cet homme de 42 ans de Sherbrooke est accusé de six chefs, dont voies de fait causant des lésions et menaces de mort envers un individu de 22 ans. Il était détenu depuis son arrestation.

Les événements qui ont mené à son arrestation auraient eu lieu dimanche dernier, tard en soirée, près du Marché de la gare de Sherbrooke. Les accusations portent toutefois sur des événements survenus les 21 et 23 juillet.

Pour expliquer sa décision de remettre l'accusé en liberté, le juge Paul Dunnigan a rappelé que le droit à la liberté et la présomption d’innocence sont des principes fondamentaux du système de justice criminel canadien. Il a également expliqué que la détention pendant les procédures judiciaires est l’exception, et non la règle.

Marei Dakhl Allah devra toutefois respecter un couvre-feu. Il ne pourra pas sortir de chez lui entre 21 h et 7 h. Il devra aussi participer à une thérapie sur la gestion de la colère.

L’accusé ne pourra se trouver en présence du plaignant au dossier ou des témoins des gestes posés, et ne pourra pas non plus communiquer avec eux, ni leur faire allusion dans les réseaux sociaux.

Prudence avec le terme « crime d'honneur »

Selon la police, cet événement aurait toutes les apparences d'un crime d'honneur, puisque le père de famille s'en serait pris à la victime parce qu'il ne tolérait pas que l'homme fréquente sa fille.

Concernant cette hypothèse du crime d’honneur, le juge Dunnigan a souhaité apporter une précision.

Il faudrait déterminer de ce que l’on convient comme crime d’honneur avant de poser cette étiquette. Un conflit entre des familles d’origine arabe n’indique pas d’emblée ce qu’il est convenu d’appeler un crime d’honneur.

Une citation de :Juge Paul Dunnigan, Cour du Québec

Un conflit qui aurait mal tourné

Vers 6 h, le 25 juillet, le plaignant et l’accusé avaient été conviés pour trouver une solution au conflit entre eux. Les choses auraient alors mal tourné.

Si tu es un homme, dors chez toi, et je vais te tuer toi et ta famille, aurait alors affirmé Marei Dakhl Allah à la fin de la rencontre.

Il y aurait ensuite asséné des coups de poing et de pieds à la victime. La victime aurait eu le nez cassé et aurait à présence de nombreuses ecchymoses.

En plus de Marei Dankhl Allah, trois autres suspects seraient impliqués. Ils auraient tous pris la fuite après l'attaque.

Marei Dakhl Allah ne possède aucun antécédent judiciaire.

C’est Me Michèle Lamarre-Leroux, de l’aide juridique, qui défend l’accusé. Le dossier a été reporté au 4 novembre prochain.

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