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Avec les Olympiques, plus d'adeptes de la planche à roulettes dans l’Est-du-Québec

Un jeune pratique la planche à roulettes sur un module.

Un nouveau module a été installé près du complexe sportif Guillaume-Leblanc à Rimouski sur la 2e rue.

Photo : Radio-Canada / Alain Fournier

Certains adeptes de la planche à roulettes prédisent une montée en popularité auprès des jeunes avec l’inscription de la discipline au programme des Jeux olympiques à Tokyo. Ça se sent déjà à Rimouski et à Baie-Comeau aux dires des planchistes. En parallèle, certains d'entre eux résistent à ce changement de culture.

Il est 11 h 30 au skate parc de Baie-Comeau. Naomi Minier, 11 ans, et sa sœur Élody Minier, 13 ans, enfilent leur casque et s’échauffent avant de monter sur leur planche à roulettes.

Deux jeunes filles se pratiquent sur une planche à roulettes.

Les deux jeunes filles pratiquent régulièrement la planche à roulettes.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Naomi a découvert sa nouvelle passion depuis tout juste un an. Elle pratique régulièrement avec sa sœur aînée. J’avais vu du monde faire du skate, je me suis dit que ça avait l’air le fun, donc je me suis lancée dans le skate, explique-t-elle.

Les performances des athlètes à Tokyo inspirent les jeunes à pratiquer ce sport.

La jeune fille a d’ailleurs grandement été impressionnée par l’exploit de l’athlète de 13 ans Momiji Nishiya qui est la première planchiste à remporter la médaille d’or aux Jeux olympiques. Il faut pratiquer dans la vie, conclut-elle.

Sophie Bérubé, régisseuse de la division Sports et Plein air à la Ville de Rimouski, constate la popularité de la planche à roulettes.

L’achalandage est en constante augmentation depuis les dernières années.

Une citation de :Sophie Bérubé, régisseuse Sports et Plein air à la Ville de Rimouski

À son avis, les Jeux olympiques auront une grande influence sur la pratique du sport. Une fois les Jeux olympiques passés, ça risque d’accrocher de nouveaux adeptes assurément. Chaque fois qu’il y a une nouvelle discipline aux Jeux olympiques, on voit l’engouement augmenter dans les semaines qui suivent, souligne Mme Bérubé.

Une communauté divisée

Depuis l’intégration de la planche à roulettes au programme à Tokyo, la communauté des planchistes est divisée. Certains craignent que leur sport perde son caractère rebelle et atypique. C’est du moins l’avis du Rimouskois Yan Tremblay qui s’implique dans le milieu depuis bon nombre d’années.

On a tous choisi un peu le skate parce qu’on était différent. On ne voulait pas faire des sports ordonnés et se faire dire quoi faire, témoigne-t-il. L’arrivée de la planche à roulettes aux JO le déçoit. Je pense que le skate, c’est une culture de plaisir et non pour être compétitif et se faire dire quoi faire, fait-il valoir.

Il ajoute toutefois que la présence de ce sport aux Jeux olympiques pourrait inspirer plus de jeunes à bouger, notamment des jeunes filles.

Yan Tremblay en entrevue, devant un parc de planche à roulettes.

Le Rimouskois Yan Tremblay est notamment le fondateur du projet 45 à Montréal, un vaste parc de planche à roulettes DIY (Do It Yourself).

Photo : Radio-Canada / Alain Fournier

Sur les réseaux sociaux, le mot-clic Rest In Peace Skateboarding a été partagé massivement. Une partie de la communauté annonçait la mort de la planche à roulettes avec son arrivée aux Olympiques. On a peur de perdre ce qu'on aime finalement, ajoute M. Tremblay.

L'adepte croit que deux mouvements au sein de la discipline risquent de naître dans les prochaines années. Il y aura le mouvement plus compétitif mainstream et encore le côté underground et être financés par des marques, dit-il.

Pour Frédérick Cloutier, planchiste de Baie-Comeau, c’est tout le contraire. C'est le fun parce que ça va mettre le sport de l'avant. Ça va permettre de le considérer comme un sport et non pas juste comme des personnes qui font du grabuge dans les villes, explique-t-il. Il est également d'avis que les Villes pourraient ainsi injecter davantage d'argent dans le sport et développer de belles infrastructures au Québec.

Un homme sourit devant un skate parc.

Frédérick Cloutier pratique le sport depuis ses 12 ans.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Et la trottinette, elle?

Rencontré au parc de planche à roulettes de Baie-Comeau, Loïc Gauthier, 11 ans, demeure impressionné par les meilleurs planchistes au monde aux Jeux olympiques. Ça prend du talent pour se rendre là parce que le skate c’est vraiment difficile comme sport, affirme-t-il.

Un jeune garçon pratique la trottinette.

Loïc Gauthier préfère tout de même s'amuser au parc de planche à roulettes avec sa trottinette.

Photo : Radio-Canada / Camille Lacroix

Il avoue même avoir un penchant pour la trottinette et espère voir cette discipline un jour au programme des Jeux olympiques. D’ici là, il suivra avec attention les prochaines compétitions de planche à roulettes à Tokyo les 4 et 5 août.

Avec des informations de Camille Lacroix

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