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Les Estriens sont plus nombreux à conduire après avoir bu que la moyenne québécoise

Des clés de voiture à côté d'un verre d'alcool.

44% des Estriens admettent avoir conduit après avoir bu de l'alcool. La moyenne québécoise se situe à 40%. (archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

Les Estriens ne sont pas de plus grands consommateurs d'alcool que la moyenne québécoise. Cependant, ils sont plus nombreux à prendre le volant après avoir pris quelques verres, et un certain pourcentage conduisent même lorsqu'ils savent qu'ils ont consommé au-delà de la limite permise.

Selon le dernier sondage d'Éduc'alcool, 44 % des Estriens admettent avoir conduit après avoir bu de l'alcool. La moyenne québécoise se situe à 40 %.

De plus, 9 % des répondants au sondage ont avoué avoir pris le volant alors qu'ils avaient consommé plus que la limite permise par la loi. Ce pourcentage frôle celui de la moyenne québécoise, qui se situe à 8 %.

Si plus d'un Estrien sur deux pense qu'il est probable de se faire arrêter à un barrage routier, seulement 14 % d'entre eux en ont bel et bien traversé un.

De plus, selon le directeur général d'Educ'alcool, s'ils sont moins nombreux que la moyenne québécoise à mélanger alcool et cannabis, on observe une hausse de ce comportement dans la région.

Un coup de barre s'impose pour infléchir cette tendance, soutient Hubert Sacy.

Le sondage a été réalisé auprès de 7600 personnes dans la province, d'août à octobre 2020 et du 15 février au 30 mars 2021, par téléphone et sur le web.

De la sensibilisation nécessaire

Jean-Guillaume Blanchette, avocat qui pratique en défense, dit voir beaucoup de cas de conduite avec les facultés affaiblies.

La grande majorité des causes sont des premières infractions. Oui, il y a des gens qui récidivent, mais ce n’est clairement pas la majorité des causes. Souvent, ce sont des gens qui en sont à leur première offense, un peu monsieur madame Tout-le-Monde, explique-t-il.

Il remarque que bien des conducteurs sont surpris lorsqu'ils se font arrêter. Les gens pensent être aptes à conduire, ne se sentent pas trop affectés par l’alcool, se font intercepter, soufflent au-dessus de la limite permise, et là, ce sont toutes les conséquences qui entrent en ligne de compte.

Ces conséquences peuvent être très sévères.

C'est une suspension du permis de conduire automatique de 90 jours, et dépendamment du taux d’alcoolémie qui a été enregistré, si c’est plus du double, il y a même une saisie du véhicule qui va être effectuée pour une période de 30 jours.

Une citation de :Jean-Guillaume Blanchette, avocat

De plus, les conducteurs doivent payer des amendes allant de 1000 à 2000 $, voient leur assurance automobile augmenter, et se retrouvent avec un casier judiciaire.

Malheureusement, c’est peut-être des comportements qui auraient été évités si les gens prenaient plus de précautions, ou avaient comme politique pour eux-mêmes de tolérance zéro. C’est souvent l’étonnement quand on réalise qu’on fait face à toutes ces conséquences-là, se désole l'avocat.

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