•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le coroner va enquêter sur la mort d'un détenu à Shediac

Une aire commune avec des tables à l'intérieur de la prison.

L'enquête du coroner est obligatoire pour toutes les morts de causes non naturelles en détention.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Le coroner en chef du Nouveau-Brunswick va enquêter sur la mort de Derek James Whalen, 37 ans, survenue tandis qu'il était détenu dans le Centre correctionnel régional du Sud-Est, une prison provinciale, en mai 2020.

Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique, qui est responsable de la prison, confirme que le coroner va enquêter, mais il ne divulgue que peu de renseignements sur les faits.

Les autorités expliquent simplement que le détenu a été transporté à l'Hôpital de Moncton le 3 mai 2020, où sa mort a été confirmée.

Emblème de la GRC.

La GRC a déclaré à CBC News qu'elle avait été appelée à la prison de Shediac vers 23 h 25 le 3 mai 2020, après avoir reçu un rapport indiquant qu'un détenu était inconscient.

Photo :  CBC

Interrogée cette semaine au sujet des progrès de l'enquête sur la mort du détenu, une porte-parole du ministère a déclaré qu'il ne divulgue pas de détails sur des cas particuliers.

L’enquête a été conclue et une enquête du coroner sera menée, indique l’agente des communications Coreen Enos, dans une déclaration envoyée par courriel. La date de l'enquête du coroner sera annoncée lorsqu'elle sera établie, ajoute-t-elle.

Le silence depuis l’an dernier

Le ministère a également refusé de fournir tout renseignement sur la mort de Derek James Whalen en réponse à une demande d'accès à l'information de CBC News, envoyée plus tôt cette année. Il a évoqué la loi sur la protection de la vie privée, en affirmant que la divulgation de ces renseignements pourrait constituer une atteinte à la vie privée de Derek James Whalen.

Hans Ouellette.

L'an dernier, le gendarme Hans Ouellette a simplement soutenu que la GRC enquêtait en raison des circonstances entourant la mort de l'homme.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

L'année dernière, la Gendarmerie royale du Canada a déclaré à CBC News que son unité des crimes majeurs enquêtait, sans préciser pour quelles raisons.

Elle n'a pas été en mesure de fournir une mise à jour sur cette enquête mardi.

Détenu pour possession d’armes

Dans la nécrologie de Derek James Whalen, sa famille se souvient de l'homme de Moncton qui aimait s'entraîner au gymnase et se coiffer.

Dereck James Whalen.

Dereck James Whalen avait récemment ravivé sa passion pour le dessin, mais le temps passé avec ses amis et sa famille était le plus important pour lui, explique sa famille dans sa nécrologie.

Photo : Fergusons Funeral Home

Selon la province, au moment de sa mort, Derek James Whalen attendait de comparaître devant le tribunal. Il devait subir une enquête sur le cautionnement le 6 mai 2020.

Selon des documents de la cour, Derek James Whalen était accusé de possession d'une arme à feu, d'une arbalète, d'une arme prohibée, d'une arme à autorisation restreinte, d'un dispositif prohibé, de munitions, de munitions prohibées ou d'une substance explosive alors que cela lui était interdit.

Enquêtes obligatoires pour les décès non naturels en prison

Auparavant, le public n'aurait peut-être pas été informé de la mort de cet homme.

En 2016, le ministère de la Justice et de la Sécurité publique a changé ses politiques. Il a décidé de publier un communiqué de presse chaque fois qu'une personne meurt en prison. Le communiqué doit être publié dans les 12 heures suivant le décès et il doit préciser le nom et l'âge de la personne ainsi que l'établissement en question.

Trois ans plus tard, le bureau du coroner en chef a produit une directive selon laquelle il enquêterait lorsqu'une personne meurt de causes non naturelles dans une prison, un pénitencier ou tout autre lieu de garde en milieu fermé ou de détention temporaire.

L'enquête sur la mort de Derek James Whalen semble être la première enquête obligatoire tenue en vertu de cette directive.

Charles Murray présente un rapport à l'Assemblée législative.

L'ombudsman Charles Murray.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

L'ombudsman Charles Murray a insisté pour la tenue d'enquêtes du coroner obligatoires, précisant que cela permettrait plus de transparence.

M. Murray espère que le système correctionnel s'habituera à la transparence et qu'il commencera à divulguer plus de renseignements avec le temps.

C'est un processus qui encourage la compréhension et la confiance du public sur ce qui s'est passé et sur les problèmes au sein des institutions. Évidemment, ce sont les premiers pas. Il y aura des leçons à en tirer.

Une citation de :Charles Murray, ombudsman du Nouveau-Brunswick

Selon lui, la culture des institutions de la sécurité publique est l'une des plus autoprotectrices de tout le gouvernement. Elle lui paraît donc résistante au changement. Il souligne toutefois que d’énormes progrès ont été observés au cours des cinq dernières années.

Une nouvelle philosophie

L’ombudsman estime qu'il y a une nouvelle philosophie au sein du ministère, sur la façon de traiter ces questions.

Son bureau ne jouera aucun rôle durant l'enquête du coroner, mais M. Murray compte suivre de près son déroulement.

Quant à savoir si plus de renseignements devraient être rendus publics plus d'un an après la mort de Derek James Whalen, il a expliqué que la première fois que l’on fait quelque chose, cela prend du temps et on y fait très attention. Il espère que le système va s'améliorer avec le temps.

Avec les renseignements de Karissa Donkin de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !