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En Alberta, la COVID-19 se propage plus vite que lors de la 3e vague

Même si le nombre de nouveaux cas et d'hospitalisations reste bas, des experts craignent une croissance rapide dans les jours à venir.

Un travailleur en santé prépare une dose de vaccin.

Des experts en santé albertains s'inquiètent que les cas de COVID-19 touchent en priorité les personnes non vaccinées qui sont encore 1,5 million dans la province.

Photo : AHS

Radio-Canada

Selon des experts en santé et en maladies infectieuses, la vitesse à laquelle la COVID-19 se transmet en Alberta est alarmante, puisque la maladie se propage désormais plus rapidement que durant le pic de la troisième vague.

Le taux de reproduction de la COVID-19 est 30 % plus élevé qu'au printemps, où l’on comptait 1500 nouveaux cas quotidiens en moyenne.

Le taux de reproduction, qui représente le nombre moyen de contacts infectés par chaque personne porteuse de la maladie, a doublé récemment et se situait à 1,48 dimanche. Cela signifie que 100 personnes porteuses du virus en infectent 148.

Le taux de reproduction actuel est l’un des plus élevés que nous ayons vus pendant la pandémie. Même si les chiffres sont bas à ce jour, le taux de propagation virale est aussi rapide que ce qu’on a pu voir, à d’autres moments, pendant la pandémie, affirme Craig Jenne, immunologiste et microbiologiste à l’Université de Calgary.

En route vers une quatrième vague

Selon lui, la situation s’apparente à une croissance exponentielle qui pourrait paver le chemin à une grande augmentation des cas dans les semaines à venir.

Un taux de reproduction en hausse est plus inquiétant que l’augmentation du nombre de cas, affirme pour sa part Caroline Colijn, titulaire de la chaire de recherche Canada 150 en mathématiques pour l'infection et la santé publique à l'Université Simon-Fraser.

Il s'agit d'augmentations de plus en plus rapides, pas seulement d'augmentations, note-t-elle.

Le nombre de cas et les taux de positivité sont bas pour le moment, mais en augmentation, notamment à cause du variant Delta, beaucoup plus infectieux. Mardi, il y avait 134 nouveaux cas dans la province, pour un taux de positivité aux tests de 2,54 %.

Les nombres de personnes à l'hôpital (82) et aux soins intensifs (21) restent bas.

Malgré tout, ce sont des indicateurs de l’arrivée d’une quatrième vague, affirme James Talbot, ancien médecin hygiéniste en chef de la province et professeur agrégé en santé publique à l’Université de l’Alberta.

Si j’avais un membre de ma famille, des amis ou des voisins non vaccinés, ma sonnette d’alarme se déclencherait tout de suite, soutient-il, ajoutant que le nombre de personnes non vaccinées l'inquiète.

La vaccination encore à la traîne

À ce jour, 75 % des Albertains admissibles ont reçu une dose de vaccination. C’est le taux le plus bas de toutes les provinces canadiennes.

Selon le Dr Talbot, les experts pensent que la plupart des nouveaux cas seront répertoriés parmi les personnes non vaccinées à l’avenir.

Elles ont le choix, elles peuvent se faire immuniser, auquel cas leur chance de développer une forme grave est de 1 sur 100 000 ou de 1 sur 1 million, ou elles peuvent choisir d’attendre que le virus les trouve, auquel cas, les chances de contracter une forme grave sont d’environ de 1 sur 100.

Pour expliquer la hausse des cas, Craig Jenne mentionne la levée des restrictions, entrée en vigueur le 1er juillet. Il pense aussi que le traçage des contacts deviendra donc essentiel dans les semaines qui viennent pour comprendre la nouvelle vague.

Le Dr Jenne note cependant qu’il y a des points positifs : comme nombreuses personnes âgées sont vaccinées, le taux de mortalité pourrait être moindre par rapport aux vagues précédentes.

Avec des informations de Jennifer Lee et Sarah Rieger

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