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Doug Ford réitère son soutien aux Autochtones évacués en raison des feux de forêt

Doug Ford debout devant Mickie Meekis

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, s'entretient avec Mickie Meekis, le chef de la Première Nation de Deer Lake, évacuée en raison des feux de forêts.

Photo : Twitter / @NANComms

Radio-Canada

Lors de sa visite mercredi à Thunder Bay où se trouvent plusieurs centaines d’Autochtones évacués en raison des feux de forêt, le premier ministre de l’Ontario Doug Ford leur a réitéré le soutien de son gouvernement.

Je suis venu parler aux chefs [autochtones] et au ministère et voir s’ils avaient besoin de quoi que ce soit. Ils peuvent nous contacter, je leur ai donné mon numéro de téléphone cellulaire personnel, a affirmé M. Ford lors d’un court point de presse. 

Il a indiqué que son gouvernement recevait des mises à jour sur l’évolution des feux de forêt quelques fois par jour pour s’assurer d’évacuer tous ceux qui en ont besoin

Cinq communautés autochtones menacées par les feux de forêt dont la Première Nation de Deer Lake, la Première Nation de Pikangikum et la Première Nation de Cat Lake ont amorcé des évacuations. 

Jusqu’à présent, plus de 3000 personnes ont trouvé refuge dans des villes hôtes comme Thunder Bay, Kapuskasing, Timmins, Cochrane et Cornwall.

Alvin Fiddler à son bureau.

Le grand chef de la nation Nishnawbe Aski Alvin Fiddler a réclamé l'état d'urgence le 13 juillet dernier.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Depuis plusieurs semaines, le Nouveau parti démocratique de l’Ontario et la Nation Nishnawbe Aski (NAN), qui représente 49 Premières Nations dans la région, demande à la province de déclarer l'état d'urgence en raison des feux de forêt.

Mais le premier ministre Ford maintient que la mesure n’est pas nécessaire. 

Je pense qu’il y a un peu de confusion sur ce qu’est une déclaration d’état d’urgence. Ça ne va pas augmenter les ressources, c’est pratiquement la province qui vient et qui prend le contrôle de tout [...], c’est la seule différence, a-t-il souligné mercredi.    

Il y a déjà des décrets d’urgence en vigueur, donc il n’y a pas de ressources bloquées. Nous déploierons toutes les ressources que nous avons, je ne ménagerai pas une pièce.

Une citation de :Doug Ford, premier ministre de l’Ontario

Doug Ford a indiqué qu’on lui a parlé au cours de sa visite du manque de ressources culturellement appropriées. Il promet que le gouvernement fera tout ce qu’il peut pour soutenir les évacués à ce niveau. 

Le premier ministre a également visité l'unité de gestion des feux de forêt de l'Ontario.

«Une grande capacité d'accueil» toujours disponible

Plus tôt cette semaine, des représentants du gouvernement ont indiqué lors d’une séance d’information que jusqu’à 5000 Autochtones de plus risquaient d’être évacués si les feux demeurent menaçants. 

Le ministre des Richesses naturelles et des Forêts, Greg Rickford, qui accompagnait M. Ford, a ajouté que la province avait toujours une grande capacité d’accueil d’évacués à travers la province, même si certaines petites municipalités du Nord de l’Ontario ont des capacités d’accueil limitées. 

Doug Ford estime qu’il y a beaucoup d’espace dans la grande région de Toronto où les évacués seraient accueillis à bras ouverts.

Quelques personnes descendent d'un avion militaire sur le tarmac pour se diriger vers un autobus.

Des membres de la Première Nation Pikangikum atterrissent à Timmins le 14 juillet 2021. Les feux de forêt près de leur communauté ont forcé leur évacuation.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Une gestion des urgences adaptée aux Autochtones réclamée

Mercredi, la Nation Nishnawbe Aski (NAN) a indiqué qu’elle profiterait de la visite du premier ministre Ford pour lui demander de prévoir un plan de gestion des urgences spécifiquement adapté aux communautés autochtones. 

Dans un rapport qu’elle a publié en mai, la NAN prévoit une vingtaine de recommandations qui comprennent entre autres la clarification des rôles des gouvernements provincial et fédéral ainsi que des Premières Nations dans la gestion des urgences. 

Le regroupement demande aussi que la définition d’un désastre soit adaptée à la capacité de chaque Première Nation à y faire face, et que soit éliminée la distinction entre les urgences de nature sociale et les autres types d’urgence. Le cas échéant, la NAN demande qu’un financement spécial soit fourni pour les situations d’urgence de nature sociale. 

Doug Ford a confirmé qu’il avait bel et bien reçu le rapport, qu’il allait le parcourir et qu’il travaillerait de près avec les communautés concernées. 

Avec les informations de La Presse canadienne

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