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Le scarabée japonais a une ennemie à ses trousses

Des scarabées japonais avec des taches blanches sur la tête, révélant la présence d'œufs de mouche

Des scarabées japonais parasités par des œufs de mouche (archives).

Photo : Sylvie Machabée

Radio-Canada

Le scarabée japonais, cet insecte nuisible qui hante les platebandes et les jardins, a maintenant une ennemie de taille : une petite mouche, qui pond ses œufs à même l'insecte, pour que la larve puisse s'en nourrir.

Une fois née, la larve pénètre la carapace de son hôte et le dévore de l'intérieur.

Ce prédateur naturel a été observé dans la région de Montréal, et poursuit maintenant sa progression dans les territoires où le scarabée japonais est présent.

Nous espérons que la mouche va avoir un effet bénéfique pour réduire les populations de scarabées japonais, explique le professeur en biologie à l'Université de Montréal et directeur de l'Institut de recherche en biologie végétale, Jacques Brodeur.

Gros plan d'un insecte à la carapace brune et tête et antennes vertes sur une feuille verte.

Le scarabée japonais peut détruire de nombreuses espèces de plantes (archives).

Photo : Photo: Katja Schulz

Il explique qu'à mesure que les populations de scarabées évoluent, la mouche devient aussi de plus en plus répandue, ce qui pourra faire d'elle un réel moyen de contrôle biologique.

Seul bémol pour le moment : cette mouche a été introduite aux États-Unis, mais elle n’est pas disponible commercialement. Il faut donc attendre qu’elle arrive dans la région par ses propres moyens.

Mais comme le scarabée fait des ravages dans plusieurs pays en s’attaquant aux fleurs et aux fruits de plus de 300 espèces de plantes et d'arbres, l'idée d'en produire de façon industrielle fait son chemin.

L’une des options est de produire le parasite en bio-usine pour accélérer sa distribution en Amérique et aussi en Europe, explique Jacques Brodeur.

D'après les informations de René Cochaux

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