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Quand les écrans envahissent la vie des enfants

Une jeune enfant assise sur un canapé en train de regarder l'écran d'une tablette électronique.

Une jeune enfant assise sur un canapé en train de regarder l'écran d'une tablette électronique

Photo : iStock

Radio-Canada

De nombreux parents sont confrontés quotidiennement au défi des écrans qui envahissent la vie de leurs enfants. Une situation qui s’est exacerbée avec le confinement, qui a favorisé une plus grande utilisation des écrans.

Parallèlement aux parents, plusieurs professionnels se penchent sur ce phénomène et tentent de trouver des explications et éventuellement des solutions aux parents qui ont de plus en plus de mal à gérer l’utilisation des écrans.

Pour la conseillère en communication numérique Nellie Brière, il est important de comprendre les raisons pour lesquelles les jeunes sont constamment en face de leur écran.

Déjà de savoir s'ils manquent de socialisation ou de divertissement, ça aide à proposer quelque chose qui va remplir ce même besoin, explique-t-elle.

Par exemple, si le jeune manque de socialisation, bien, on peut inclure dans les vacances des moments où le jeune peut faire des activités avec d'autres jeunes de son âge. C'est mieux que juste dire ferme ta tablette ou joue avec des écureuils!, affirme-t-elle.

Mme Brière souligne que les scientifiques sont d’accord que la question des écrans dépend des activités qu’on y pratique.

Ce que je dis aux parents, ce n'est pas écrans versus pas d'écran, assure-t-elle.

Abstinence ou la réduction des méfaits

Guillaume Rancourt, de la Clinique de l'enfant, située en Beauce, a pu constater une augmentation des demandes liées à de la dépendance aux jeux vidéo.

35 % de ma clientèle, c'est en lien avec ça, la dépendance aux jeux vidéo, dit-il.

Souvent ce que j'entends, c'est un garçon qui jouait au hockey, ça a coupé pendant un an, c'est recommencé et là, maman, sais-tu, ça ne me dit plus! Ou encore, il ne pouvait plus voir ses amis pendant le confinement, et là ça a rouvert, les amis viennent le voir et non, finalement, je préfère gamer, je préfère rester dans la maison, raconte Guillaume Rancourt.

Pour lui, la clé, ça va être de réactiver leur cerveau à reconnaître les sources de plaisir externe autres que les jeux vidéo.

L'éducateur spécialisé dit se baser sur son expérience terrain, d'essais et erreurs, pour aider les jeunes passer à travers leurs difficultés.

M. Rancourt estime qu’il y a deux options comme plusieurs autres dépendances : l'abstinence ou la réduction des méfaits, et dans tout ça, il faut impliquer l'ado.

Les ordinateurs sont là pour rester

Dans la famille de Maëlle Souffrin et Charles Ammoun, la gestion des écrans fait partie du quotidien. Le plus jeune, Ulysse, 6 ans, aime bien les jeux vidéo, mais cela crée parfois des conflits avec sa sœur Océane, 13 ans.

Il décharge tout le temps mon téléphone, ça m'énerve! , se plaint-elle.

Mais au-delà des confits, il y a la gestion du temps d'écran qui s'est amplifiée avec la pandémie.

Avec Océane, ça a été l'écran toute la journée avec l'école sur Zoom, et pour le plus jeune, la garderie a fermé, on travaillait à temps plein, donc ça a été la tablette, les jeux vidéo, raconte la maman.

Et maintenant, il revient du camp de jour, et ce qu'il demande, c'est de jouer à des jeux vidéo, constate-t-elle.

Pour réduire la consommation, les parents imposent des règles. Les enfants sont privés d'écrans dans la chambre avant de dormir.

J'aime mieux qu'elle lise un livre, tard s'il le faut. Bon y'a des chicanes, mais elle est plus mature, ça fonctionne, explique Mme Souffrin.

Pour le plus jeune, c'est d'autres astuces.

Des applis qui calculent le temps et ensuite ça arrête, mais bon c'est pas simple, c'est vraiment de la négociation, dit-elle.

Les parents d’Océane et d’Ulysse se font à l’idée que les ordinateurs sont là pour rester.

C'est quand les enfants, me disent "maman, tu es trop sur ton téléphone" et là, je me dis, on arrête, on va jouer, on marche, on discute, explique Maëlle Soffrin.

D'après le reportage de Karine Mateu

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