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Les feux de forêt créent des tempêtes de feu qui allument encore plus de brasiers

Un nuage aux formes arrondies dans un ciel envahi par la fumée.

Un nuage pyrocumulonimbus à l'origine des tempêtes de feu au-dessus du feu de Tremont Creek près de la ville d'Ashcroft, en Colombie-Britannique, le 16 juillet.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Radio-Canada

Plusieurs tempêtes de feu se sont formées dans l'Ouest canadien depuis le mois de mai. Le phénomène survient quand un feu de forêt s'étend sur une grande superficie, sa fumée forme un important nuage (un pyrocumulonimbus), ses flammes consomment tout l'oxygène, et une chaleur intense s'en dégage. Le tout provoque une tempête de feu qui forme sa propre foudre sèche et son tonnerre. Ajoutez du combustible sec en quantité en raison de la sécheresse ainsi que du vent, et la catastrophe n'est pas loin.

Les feux forment ainsi leur propre microclimat, selon les experts. Michael Fromm, météorologue au laboratoire de recherche de la marine américaine, à Washington, explique que, cette année, des tempêtes de feu ont été signalées en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et en Ontario.

Ces tempêtes sont suivies de près par des scientifiques depuis le mois de mai. La première de la saison s'est déclarée au Manitoba, et le village de Lytton, en Colombie-Britannique, en a connu deux jours de suite à la fin du mois de juin, ajoute M. Fromm. Il s'agit probablement de la plus importante tempête de feu jusqu'ici cette année, dit-il. En fait, nous suivons toujours sa colonne de fumée qui bouclera bientôt un tour du monde en revenant sur les États-Unis et le Canada.

La veille où un feu de forêt s'est déclaré près de Lytton, le village a enregistré une température record de 49,6 degrés Celsius. Le brasier a détruit la quasi-totalité de la communauté.

Le feu crée les tempêtes, qui génèrent de la foudre, qui allume de nouveaux brasiers, explique Simon Donner, climatologue à l'Université de la Colombie-Britannique. C'est cette boucle qui est dangereuse.

Les températures anormalement élevées qui sévissent dans plusieurs régions de la Colombie-Britannique vont se poursuivre. Aucune précipitation n'est prévue d'ici la fin de semaine pour certaines des régions du sud-est de la province gravement touchées par les feux de forêt, selon Environnement Canada.

Mardi, plus de 250 brasiers brûlaient en Colombie-Britannique. Depuis le début de la saison des feux de forêt, le 1er avril, les flammes provenant de plus de 1226 incendies ont consommé plus de 4176 kilomètres carrés dans la province.

Avec les informations de La Presse canadienne

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