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Les dangers des tatouages bon marché

Un tatoueur dessine une abeille sur le bras d'une femme.

Plusieurs experts mettent en garde contre ces trousses de tatouage à la qualité variable qui sont vendues en ligne.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Radio-Canada

Il est très facile de s’improviser tatoueur. Cela ne se fait pourtant pas sans risques pour la santé. En plus des infections et des contaminations, les résultats désastreux des tatouages amateurs peuvent conduire à des conséquences très sérieuses et coûter cher.

On peut s’infecter avec un virus comme l’hépatite, par exemple si l’aiguille n’est pas propre, une contamination directement implantée dans la peau, prévient le Dr Daniel Barolet, un dermatologue qui développe de nouvelles technologies au laser pour effacer des tatouages.

Il peut y avoir le produit qui peut être contaminé par des bactéries ou des virus, et qu’on va s’injecter à l’intérieur, ajoute-t-il. Des virus comme l’hépatite, si l’aiguille n’est pas propre ou si elle est mal stérilisée.

Le tatouage amateur comporte des dangers, mais il n’est pas réglementé. Le matériel pour tatouer est disponible facilement en ligne. De nombreux sites web offrent des ensembles comprenant des pistolets à tatouage, des aiguilles, plusieurs types d’encres variées, bref, tout l’équipement nécessaire.

Personnellement, je ne toucherais pas à ça, affirme le propriétaire de Zen Tattoo Laval, Jean-François Trudel. Il n’est pas possible de savoir ce que contiennent les ensembles à tatouages.

Un appareil qui est offert pour 15 $ en ligne n’a pas la même qualité que celui qui est vendu 500 $. Il y a même des ensembles qui contiennent de l’encre pour imprimantes, selon le Dr Barolet. Mais en plus des dangers liés à la composition des produits qui sont utilisés, il y a la qualité de la personne qui fait le tatouage.

Vide juridique

Il n’y a pas de formation officielle reconnue pour les tatoueurs. Or, si la plupart des provinces canadiennes encadrent la profession, ce n’est pas le cas au Québec.

Selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, les risques d’infections en lien avec le tatouage sont davantage reliés à la pratique artisanale. Il serait donc difficile de réglementer une pratique qui se fait en dehors d’un cadre reconnu.

Il y a des tatouages tellement maganés, raconte Jean-François Trudel, qu' on n'a juste pas le choix d'envoyer au laser, et des tatouages qui virent tellement mal qu'on les envoie à l'hôpital parce que les infections sont trop grandes.

Les lois et les règlements existent déjà, selon Santé Canada, mais les problématiques soulevées sont davantage liées à l’utilisation des encres de tatouage.

Les clients qui ont été ratés par un tatoueur amateur sont néanmoins nombreux. Certains font même recouvrir leur ancien tatouage par une couleur monochrome, un blackout. C’est extrême, mais parfois nécessaire.

Les tatouages sont inscrits de manière permanente dans la peau, et il faut se méfier des offres de tatouages au rabais, et de ceux qui les proposent.

Avec les informations de Marie-Michelle Lauzon

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