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Plaidoyer de culpabilité de David Ross : de l’espoir pour les victimes de violence conjugale

David Ross sort d'une salle d'audience au palais de justice de Montréal.

David Ross au palais de justice de Montréal

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’affaire du policier de Trois-Rivières David Ross, qui a plaidé coupable à des accusations de harcèlement à l’endroit de deux femmes, donne espoir aux victimes de violence conjugale.

Pour l’organisme Maison Le Far, c’est un pas dans la bonne direction. Ça démontre aux femmes qu’elles doivent oser même quand c’est un corps policier… parce que souvent, quand c’est des gens qui sont en autorité, bien ça fait peur. On n’ose pas porter plainte, on n’ose pas le faire souvent parce qu’on sait que ce sont de longues démarches, explique sa directrice adjointe Line Bourgelas.

Heureusement qu’elles ont osé [avouer], et que lui-même a osé avouer.

Une citation de :Line Bourgelas, directrice adjointe, Maison Le Far

L'homme de 44 ans a avoué en cour hier avoir harcelé deux ex-conjointes. Il leur disait comment s'habiller et se comporter en public. Il surveillait leurs relations sociales. Il pouvait également se présenter dans un lieu public où elles se trouvaient et brusquement leur ordonner de partir en leur serrant le bras.

Il les a aussi épiées en utilisant le Centre de renseignement policier du Québec et de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). Il était aussi accusé de voies de fait, mais les éléments physiques de ces chefs d’accusation ont finalement été inclus dans les accusations de harcèlement.

C’est une avancée encourageante pour les femmes victimes de violence conjugale qui pourrait les inciter à dénoncer, selon Line Bourgelas.

Dans le récit des faits présentés en cour, elle a remarqué que dans le cas des deux plaignantes, ce sont des proches qui se sont interposés entre les deux femmes et David Ross. Les proches ont soutenu les victimes pour leur déménagement.

C’est souvent des témoins, des gens, des amis, qui ont appuyé ces conjointes-là à sortir… parce que sortir de ça, c’est le premier pas, ensuite oser porter plainte, témoigne-t-elle.

La Ville de Trois-Rivières indique par écrit que les chefs d'accusation portés contre David Ross sont des infractions sérieuses et qu'elle prend acte de son plaidoyer de culpabilité. La Ville analysera le dossier dans les meilleurs délais, indique-t-elle.

Entre-temps, David Ross demeure suspendu avec solde en vertu des règlements de la convention collective des policiers de Trois-Rivières.

Le Commissaire à la déontologie policière se penche aussi sur le dossier. L'utilisation non autorisée des systèmes de renseignement policiers est passible d'une destitution à vie du statut d'agent de la paix.

Avec les informations de Julie Grenon

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