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Des employés de trois traversiers du Québec pourraient faire la grève en août

Un traversier sur le fleuve St-Laurent devant le Château Laurier.

La traverse Québec–Lévis pourrait être suspendue durant un week-end du mois d'août (archives).

Photo : Radio-Canada / Janic Tremblay

La Presse canadienne

Des employés syndiqués de trois traversiers au Québec menacent d'exercer leur droit de grève durant deux jours pendant un week-end du mois d'août si les négociations concernant le renouvellement de leur convention collective ne progressent pas suffisamment.

Dans un communiqué de presse publié mardi après-midi, le Regroupement des traversiers, qui réunit les syndicats des traverses Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola, Québec–Lévis et Matane–Baie-Comeau–Godbout, tous affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), annonce son intention d'exercer deux jours de grève durant la fin de semaine du 12 au 15 août.

Les syndiqués disent être en négociation depuis un an et demi avec la Société des traversiers du Québec, mais que l'employeur demeure complètement fermé au sujet de certaines demandes concernant la compensation d'inconvénients dus au travail.

En entrevue avec La Presse canadienne, la co-porte-parole du Regroupement des traversiers, Émilie Bourgie-Côté, souligne notamment que l'employeur refuse de payer le travail supplémentaire si sa durée ne dépasse pas 14 minutes.

Elle explique par exemple que, si un employé doit effectuer une traverse supplémentaire afin d'aller chercher sa relève sur l'autre rive, cette personne se trouve forcée de travailler pour assurer la sécurité des passagers, mais elle n'est pas rémunérée pour le faire.

Autre demande du syndicat : les employés veulent recevoir les primes auxquelles ils ont droit. Émilie Bourgie-Côté explique que l'employeur refuse de verser les primes si le taux horaire du travailleur est déjà bonifié en raison des règles de base des normes du travail.

Dès qu'on est en temps supplémentaire ou qu'on travaille un jour férié, on n'a plus aucune prime. Pour nous, ça ne fait aucun sens, dénonce-t-elle. La précédente convention collective prévoyait pourtant des primes pour les quarts de soir, de nuit et de fin de semaine.

Ce même regroupement de syndicats avait déjà annoncé des journées de grève au début du mois de juillet, mais avait par la suite annulé son moyen de pression en soutenant alors que la négociation avait bien progressé.

Or, cette fois, le contexte est différent, croit Mme Bourgie-Côté. Le normatif est réglé, les discussions sur les salaires sont réglées, mais l'employeur demeure totalement fermé aux quelques demandes monétaires qui restent sur la table.

On espérait avoir une réponse positive d'ici le 30 [juillet] et là, je viens d'apprendre que l'employeur a annulé notre rencontre du 30 [juillet], notre première rencontre en présentiel prévue depuis le début de la pandémie, a-t-elle confié en entretien téléphonique mardi soir.

La balle est dans leur camp. On a fait des concessions. On espère que l'employeur va en faire aussi, a ajouté celle qui fait partie du Syndicat des employé(es) de la Société des traversiers Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola.

Les quelque 200 employés syndiqués concernés occupent des postes de préposé passerelle et quais, caissier, matelot, gardien-matelot et soudeur.

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