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La construction de la passe migratoire de Big Bar est suspendue

Le fleuve Fraser dans un canyon à la hauteur de Big Bar.

En 2019, un glissement de terrain a bloqué la voie aux saumons dans le fleuve Fraser près de Big Bar, à l'ouest de Clinton, en Colombie-Britannique

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Une série de petits éboulements, survenus en février et en mars de cette année, force l’arrêt de la construction de la passe migratoire de Big Bar. Une analyse structurelle doit être faite, mais la poursuite du projet n’est plus possible pour 2022, prévient Pêches et Océans Canada.

Le projet, financé à plus de 176 millions de dollars par Ottawa, devait permettre la montaison des saumons dans le fleuve Fraser, au-delà de l’emplacement bloqué par un important glissement de terrain depuis 2018.

Cette nouvelle série d'éboulements a toutefois rendu la pente instable et l’endroit dangereux pour les travailleurs et plus de protection contre les chutes de pierres doit être installée.

En six semaines, nous avons observé un niveau d’activité sur cette pente qui s'étend normalement sur une période 25 ans, explique le directeur de l'intervention du glissement de terrain à Big Bar pour Pêches et Océans Canada, Gwil Roberts.

Des saumons sockeye dans une rivière.

Plusieurs saumons ont été observés à 40 kilomètres en amont du site de l'éboulement.

Photo : Briar Stewart/CBC

Le mouvement du sol sur la pente ouest de Big Bar est imprévisible à plusieurs endroits, souligne-t-il.

Les travaux ont donc été suspendus, le temps d’effectuer notamment une analyse de la passe migratoire. Il faudra toutefois attendre que le niveau de l’eau baisse vers le mois de décembre.

D’ici là, des solutions alternatives seront étudiées par Pêches et Océans Canada, la province et les communautés autochtones locales afin de déterminer un plan plus sécuritaire pour construire la passe migratoire. Un rapport doit-être publié d’ici un an.

Les feux de forêt compliquent les opérations

D'autre part, à deux reprises depuis un mois, les feux de forêt environnants ont forcé l’évacuation des équipes de travailleurs.

Le feu de McKay Creek, qui s’étend sur près de 25 000 hectares, s’est approché à moins de 10 kilomètres du site, assure Gwil Roberts, et le feu de Chrun Creek, un peu plus au nord, complique les opérations de transport.

De retour sur place, les équipes ont préparé des réservoirs d’eau en cas de besoin.

Le directeur des programmes biologiques liés au glissement de terrain de Big Bar, Michael Crowe, assure toutefois que les feux de forêt n’ont pas causé une hausse anormale de la température de l’eau.

Retour des saumons

Après deux années de montaison désastreuses dans le fleuve Fraser à cause de l’éboulement de Big Bar, plus de 79 000 saumons ont été observés à environ 40 kilomètres en amont du lieu de l’éboulement cette année, s’est réjoui Pêches et Océans Canada.

C’est vraiment une nouvelle fantastique, soutient Gwil Roberts.

Aucun délai dans la migration des saumons n’a d’ailleurs été enregistré par les systèmes de sonars.

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