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Justin Trudeau critique le Nouveau-Brunswick pour le manque d'accès à l'avortement

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, à l’Île-du-Prince-Édouard, le 27 juillet 2021.

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau à l’Île-du-Prince-Édouard, le 27 juillet 2021.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

La Presse canadienne

Le premier ministre Justin Trudeau affirme que son gouvernement retient des transferts de soins de santé au Nouveau-Brunswick parce que la province limite l'accès à l'avortement.

M. Trudeau a déclaré aux journalistes mardi, à Moncton, au Nouveau-Brunswick, que le gouvernement néo-brunswickois n'avait pas respecté ses obligations en vertu de la Loi canadienne sur la santé, car il continuait de rendre difficile l'accès des femmes à la gamme complète des services de reproduction.

La loi du Nouveau-Brunswick interdit le financement gouvernemental des avortements pratiqués ailleurs que dans trois hôpitaux approuvés.

Le gouvernement provincial subventionne les avortements dans deux hôpitaux à Moncton et un à Bathurst, mais il ne couvre pas le coût de la procédure à la Clinique 554 à Fredericton.

M. Trudeau dit que son gouvernement travaillera pour que tout le monde au pays ait accès à l'avortement, y compris à la clinique 554.

La clinique 554 au centre-ville de Fredericton.

La clinique 554 au centre-ville de Fredericton a fermé ses portes en 2020.

Photo : Mike Heenan/CBC

Justin Trudeau a d'abord indiqué qu'Ottawa retenait des millions de dollars de transferts de soins de santé au Nouveau-Brunswick, mais un porte-parole du bureau du premier ministre a précisé après la conférence de presse que le bon chiffre était d'un peu plus de 140 000 $.

Lorsqu'il a été joint pour commenter les propos de M. Trudeau mardi, un porte-parole du bureau du premier ministre du Nouveau-Brunswick Blaine Higgs a référé La Presse Canadienne à une conférence de presse que le premier ministre a donnée vendredi dernier.

M. Higgs avait déclaré aux journalistes qu'il trouvait décevant qu'à chaque élection, le gouvernement Trudeau veuille faire de l'avortement un enjeu. Le premier ministre a soutenu que le Réseau de santé Horizon ne jugeait pas nécessaire d'ajouter des services d'avortement dans la province.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick.

Blaine Higgs, premier ministre du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

En juin, une juge du Nouveau-Brunswick a autorisé un groupe national de défense des libertés civiles à contester en justice la loi provinciale sur l'avortement. L'Association canadienne des libertés civiles affirme que la loi limite l'accès à l'avortement, en particulier pour les personnes pauvres et marginalisées.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick s'était opposé au statut d'intervenant de l'association, soutenant que le groupe n'avait pas de lien particulier avec la province.

La juge en chef de la Cour du Banc de la Reine, Tracey DeWare, a qualifié cette position de déraisonnable et elle a écrit qu'en tout respect avec la position de la province, elle est dénuée de fondement et, compte tenu de la jurisprudence particulièrement claire, étonnante.

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