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Le Comité pour un Vaudreuil durable réitère ses craintes pour le boisé Panoramique

Le site actuel de résidus de bauxite près du complexe Jonquière

Le site actuel de résidus de bauxite près du complexe Jonquière

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le glissement de terrain survenu la semaine dernière dans le quartier Panoramique, à Chicoutimi, ravive les inquiétudes de résidents du secteur concernant les risques que pourrait receler le futur site d’entreposage des résidus de bauxite de Rio Tinto.

Dès l’an prochain, ce qui est connu, dans le langage populaire, comme étant le lac de boues rouges de Rio Tinto arrivera au maximum de sa capacité. Pour prolonger la vie de l'Usine Vaudreuil, où la bauxite est transformée en alumine, l'entreprise souhaite aménager un nouveau parc de résidus à proximité, dans l'actuel boisé panoramique.

Le comité de citoyens qui s'opposent à l'aménagement d'un nouveau site dans ce secteur revient à la charge en évoquant à nouveau ses craintes en ce qui a trait aux risques de mouvements de sol.

Le Comité pour un Vaudreuil durable a comparé la carte proposée par Rio Tinto à celle des risques de glissements de terrain de la Ville de Saguenay, obtenue auprès du service d’urbanisme et d’aménagement du territoire. Ses membres ont constaté que deux zones identifiées à risque se trouvent sur le périmètre de l'endroit ciblé par la multinationale.

Le Comité demande donc à Rio Tinto et à la Ville de Saguenay de revoir le projet même si le gouvernement du Québec a déjà accordé son sceau d’approbation en émettant un certificat d'autorisation environnementale il y a quelques années.

Le ministère de l’Environnement avait ces informations-là, mais pour leur part, Rio Tinto, leurs consultants et plusieurs firmes font référence à ce que ce secteur-là est en dehors des zones à risque. Si on consulte les cartes, le secteur fait partie des zones à risque , a relevé Yves Langevin, membre du Comité pour un Vaudreuil durable.

Les citoyens craignent aussi que la construction d'une montagne de résidus de 100 pieds de haut constitue une charge excessive susceptible de faire perdre à l'argile jusqu'à 90 % de sa résistance en se liquéfiant.

Si vous construisez au-dessus, vous ajoutez 22 mètres de digue, plus jusqu’à 30 mètres au total, ça fait un poids énorme , a renchéri Pierre-Paul Legendre, lui aussi membre du comité.

Une lettre a été acheminée à la mairesse de Saguenay, Josée Néron. Les membres du comité manifestent leurs craintes entourant l’agrandissement du site d’entreposage des résidus de bauxite.

La mairesse est en vacances, mais son cabinet a assuré un suivi rapide sur le terrain, impliquant des experts de la Ville.

Les études toujours en cours, dit RT

Rio Tinto n’a pas voulu accorder d’entrevue. L’entreprise a cependant précisé que les études concernant l'aménagement du site de résidus de bauxite sont toujours en cours. La multinationale indique également que si le projet va de l'avant, il respectera les règles gouvernementales et la nouvelle norme industrielle mondiale qui encadre la gestion des sites de résidus miniers. Cette norme a été mise en place après la rupture d'un parc à résidus miniers qui a fait 200 morts au Brésil en janvier 2019.

D'après le reportage de Gilles Munger

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