•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Château Dubuc, joyau patrimonial de Chandler, menacé par la mer

Très stylé, le Château Dubuc avait un double au Saguenay.

Si rien n'est fait, le Château Dubuc pourrait être détruit à la prochaine tempête.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Radio-Canada

Les prochaines grandes tempêtes automnales et hivernales pourraient être fatales pour le Château Dubuc, qui témoigne du passé industriel de la ville de Chandler.

Construit en 1916, le Château Dubuc est sur le point d'être emporté par la mer avec la montée des eaux et l'érosion des berges.

Pour Denis Pelchat, conseiller municipal du quartier Ouest à Chandler, le temps presse.

C'est une question de temps avant que le Château Dubuc soit emporté par la mer. Il est minuit moins une, même minuit moins 30 secondes.

Une citation de :Denis Pelchat, conseiller municipal du quartier Ouest à Chandler

Des poutres et billots de bois ont été installés pour stabiliser le côté de la structure qui donne sur la mer, mais ce n'est qu'une solution temporaire.

La poutre semble très précaire, comme si tout allait s'écrouler.

Une poutre soutient la maison tant bien que mal.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

L’eau a repris ses droits et on voit qu'il y a un 20, 30 pieds sous le Château qui a été grugé, observe le conseiller.

Un mur de protection érigé il y a une vingtaine d'années n'a pas tenu le coup.

Des poutres qui soutiennent la maison au sous-sol.

La photo montre bien que tout pourrait s'effondrer facilement.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

La solution serait de reculer la maison d'une soixantaine de mètres, des travaux évalués à 1,2 million de dollars. La Ville de Chandler demande une aide financière au gouvernement du Québec pour la sauvegarde du bâtiment.

Une seule firme a accepté de prendre en charge le projet, mais le temps presse.

La date butoir pour l'entrepreneur pour déménager le bâtiment est le 2 août prochain, parce qu’il doit remplir son carnet de commandes, de contrats, explique Denis Pelchat. Il n’y a pas d’autre entreprise capable de déménager un tel bâtiment ici.

Julien-Édouard-Alfred Dubuc, grand industriel francophone du 19e siècle

Jean-Marie Fallu, historien et président de Patrimoine Gaspésie, rappelle que le l'édifice doit son nom à Julien-Édouard-Alfred Dubuc, un des plus grands industriels francophones du 19e siècle au Québec. Né en 1871, il est mort en 1947.

Il s’est illustré dans l'industrie des pâtes et papiers. M. Fallu cite, à titre d’exemple, la médaille d’or qu'il a reçue lors de l’Exposition universelle de Paris pour la qualité de sa production de pâte à papier.

Très stylé, le Château Dubuc avait un double au Saguenay.

Très stylé, le Château Dubuc avait un double au Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Il a entre autres fondé la Compagnie de pulpe de Chicoutimi et la North American Pulp Company, en association avec des financiers américains.

Il a aussi fondé la pulperie de Chandler en 1915, qui a fourni du papier au New York Times pendant longtemps. Il a été député et maire de Chicoutimi.

Le Château Dubuc était sa maison d’été gaspésienne. En plus de témoigner du patrimoine industriel de Chandler, il rappelle l’importance de la villégiature gaspésienne. À son époque, les gens aisés se faisaient construire des maisons au bord de la mer.

Ce bâtiment a déjà une reconnaissance municipale, mais il devrait recevoir un classement national, estime Jean-Marie Fallu. Le gouvernement doit intervenir rapidement.

Le Château Dubuc avait son double au Saguenay, mais il a été rasé par les flammes en 2017.

Le Parti québécois réclame de l'aide d'urgence

L'aile régionale du Parti québécois réclame de l'aide d'urgence au ministère de la Culture et des Communications.

Le Château Dubuc est un cas d'extrême urgence, écrit le président du PQ dans Bonaventure, Alexis Deschênes. Cette aide doit être octroyée le plus rapidement possible afin d’assurer la pérennité de cet édifice précieux pour les Gaspésiennes et Gaspésiens.

D’après le reportage de Marguerite Morin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !