•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sécurité publique : Winneway réclame la nomination d’un médiateur

Pendant la semaine culturelle, presque toutes les institutions de Winneway sont fermées. Seul le centre de santé demeure ouvert en cas d'urgence.

La communauté demande depuis plusieurs années le retour progressif d'un service de police à Winneway (archives).

Photo : Radio-Canada

Martin Guindon

Winneway interpelle directement le premier ministre François Legault dans le dossier de la sécurité publique sur son territoire.

Le chef de la Première Nation de Long Point Steeve Mathias lui a écrit mardi matin pour lui demander de nommer rapidement un médiateur afin de régler cette impasse qui dure depuis 13 ans.

Sa rencontre avec des représentants du Secrétariat aux Affaires autochtones et du ministère de la Sécurité publique, le 19 juillet, n’aura été qu’une perte de temps, selon lui.

Avec mon Conseil, on a regardé ça ce matin et on s’est dit que ce serait important que ça se fasse dans le cadre d’une médiation. Qu’on nomme un médiateur, on définit son mandat mutuellement, et après ça on pourrait passer ce processus-là en espérant qu’on pourrait résoudre la situation le plus tôt possible. On ne comprend pas où le gouvernement veut en venir avec ça. Le seul temps qu’on a eu des résultats dans le passé, où ç’a fait avancer des choses, c’est quand on avait un médiateur, déclare le chef Mathias.

Une police pour la communauté

Pour le chef Mathias, la meilleure solution demeure le retour d’un service de police autochtone dans sa communauté. Il s’agit d’un service essentiel auquel sa communauté a droit et il n’est pas question de se contenter d’une police régionale autochtone pour les communautés du Témiscamingue. Selon lui, il est temps que François Legault s’en mêle.

Il m’a donné sa parole au mois de mars, devant le chef Ghislain Picard et les autres chefs du Québec, me disant que si le dossier de la police n’était pas réglé à Winneway d'ici deux mois, il était pour intervenir personnellement dans ce dossier-là. Mais là, ça fait quatre mois de ça. Je pense qu’on a été bien patients. Les résultats, malheureusement, ne sont pas là, conclut-il.

Le Conseil réclame le retour d’un poste de police autochtone dans la communauté située à plus de 100 kilomètres du poste de la Sûreté du Québec le plus proche, à Ville-Marie.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !