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Julie Dufour veut la construction d'un barrage dans le parc des Laurentides

La rivière Pikauba dans la Réserve faunique des Laurentides.

La rivière Pikauba dans la Réserve faunique des Laurentides.

Photo : Radio-Canada / André-Pier Bérubé

Une semaine après les commémorations du 25e anniversaire du déluge, la candidate à la mairie de Saguenay, Julie Dufour, relance l’idée de construire un réservoir en amont du lac Kénogami dans la réserve faunique des Laurentides.

Celle qui est aussi présidente de l’arrondissement Jonquière estime qu’il s’agit d’un enjeu de sécurité publique pour les riverains du lac Kénogami et des rivières Chicoutimi et aux Sables. Elle croit que le projet, évalué à 175 millions de dollars à l’époque, permettrait la production d'hydroélectricité et pourrait générer des revenus à la Ville ainsi que des retombées importantes pour l’ensemble de la région. Elle espère que le gouvernement du Québec sera ouvert à remettre ce projet sur les rails.

Des huit recommandations de la Commission d'enquête technique et scientifique sur la gestion des barrages menée par l'ingénieur Roger Nicolet à la suite de la catastrophe de 1996, celle de la construction d’un barrage sur la rivière Pikauba pour retenir l’eau en cas de fortes pluies est la seule qui n’a pas été retenue. Dans son rapport de 2003, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) se disait essentiellement favorable à la construction de l'ouvrage, tout en proposant quelques modifications au projet du promoteur de l'époque.

Julie Dufour répond aux questions de Radio-Canada.

La conseillère municipale et présidente de l'arrondissement de Jonquière, Julie Dufour (archives).

Photo : Radio-Canada

C’est un projet qui n’a pas vu le jour pas parce qu’il n’est pas bon, pas parce qu’il a passé le BAPE, pas parce qu’il ne sécurisera pas nos riverains, mais bien par souci financier ou l’effet qu’il était évalué trop cher à l’époque. Est-ce qu’une vie est trop chère? […] Ce n’est pas loin de 1000 maisons qui sont touchées directement et je pense qu’on n’a pas les moyens de se mettre la tête dans le sable, assure la candidate à la mairie.

La semaine dernière, l'ancien président de l'Association pour la protection du lac Kénogami (APLK), Claude Collard, affirmait à Radio-Canada que ce projet ne comportait aucun avantage pour la gestion de l'eau.

Pour ceux qui diraient que ça va quand même déjà bien la gestion, c’est vrai, les experts l’ont dit, ça nous prend le réservoir et je crois que de se mettre une ceinture par-dessus les bretelles, ce n’est jamais mauvais, surtout à l’époque des changements climatiques que nous vivons, a répondu Mme Dufour.

Mis au fait de la position de Mme Dufour, l’APLK a préféré attendre avant de commenter.

Avec Michel Gaudreau

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