•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Grève des syndiqués des constructeurs Bombardier et De Havilland à Toronto

Des avions en construction dans un hangar.

Quelque 2200 employés syndiqués des constructeurs Bombardier et De Havilland sont en grève alors que les négociations se poursuivent.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Le syndicat Unifor a déclenché une grève mardi matin à l’usine de Downsview, dans le nord de Toronto, où sont construits des avions d’affaires de Bombardier et des modèles Dash 8 du constructeur aéronautique De Havilland.

Le débrayage touche environ 1500 travailleurs syndiqués de Bombardier et quelque 700 employés chez De Havilland. Le conflit de travail survient deux jours après la reprise des négociations entre le syndicat et les deux entreprises, qui se tiennent séparément.

Nous demeurons à la table de négociation avec les deux compagnies durant cette grève.

Une citation de :Jerry Dias, président national du syndicat Unifor

Notre syndicat continuera de déployer tous les efforts pour en arriver à une entente juste, mais il reste des questions clés à résoudre avec les deux employeurs, précise le grand patron syndical.

Photo de profil de Jerry Dias.

Jerry Dias, président national d'Unifor

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Du côté de Bombardier, le régime de retraite, l’embauche d’employés à forfait et l’érosion des tâches des syndiqués sont les principales pierres d’achoppement. Chez De Havilland, l’avenir du programme d’avions Dash 8 est au centre des pourparlers.

La vente de l’usine de Downsview en 2018 et le départ prochain des deux entreprises compliquent les négociations, selon M. Dias. Bombardier, par exemple, compte déménager l'assemblage de jets d'affaires à un nouveau site près de l'aéroport Pearson de Toronto.

Nos membres travaillent fort et ne méritent rien de moins qu’une entente qui valorise leur importante contribution et leur travail acharné, affirme la présidente de la section locale 673, Maryellen McIlmoyle, qui représente les employés de bureau au sein des deux constructeurs.

Réactions des parties patronales

Bombardier affirme qu’environ 800 employés non syndiqués continuent de travailler durant cette grève.

À ce point-ci, les pourparlers se poursuivent et nous nous efforçons de mener le processus à un accord.

Une citation de :Mark Masluch, porte-parole de Bombardier

De Havilland Canada, pour sa part, dit être déçue des déclarations incohérentes du syndicat qui ne tiennent pas compte des réalités auxquelles font face l’entreprise et l’industrie de l’aviation de manière plus générale.

Le constructeur dit qu’il a accepté la demande d’Unifor d’accorder une prolongation de la convention collective en espérant que le syndicat ajuste sa position de négociation pour permettre un résultat mutuellement bénéfique. La dernière entente, négociée en juin 2018, serait en principe déjà arrivée à échéance.

Vue de la queue de sept avions alignés.

La compagnie De Havilland Canada construit des avions Dash 8 à l'usine de Downsview, dans le nord de Toronto.

Photo : fournie par Porter Airlines

De Havilland a annoncé en février dernier qu’elle cesserait de produire de nouveaux avions Q400, ancienne marque de Bombardier, après avoir terminé son carnet de commandes. L’entreprise prévoit elle aussi quitter l’usine de Downsview plus tard cette année.

Le syndicat souhaite que le constructeur s’engage à continuer de construire des avions Dash 8 dans le Grand Toronto. M. Dias craint que De Havilland ne déménage la production dans ces installations en Alberta.

Leur silence sur cette question est très troublant, a affirmé le président national, en entrevue avec La Presse canadienne, vendredi. En gros, beaucoup de gens ont travaillé là pendant plusieurs années, ils connaissent bien le programme et ils méritent de pouvoir continuer de construire ces avions.

Le syndicat a proposé à De Havilland de s’installer au nouveau lieu en construction de Bombardier, situé près de l’aéroport Pearson, mais l'entreprise refuse d'ajouter une clause sur l'emplacement de ses activités dans la nouvelle convention collective.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !