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Les sauterelles prennent d'assaut Lethbridge : « C'est fou! »

La chaleur et le manque de pluie ont favorisé leur grand nombre cet été.

Un criquet birayé sur une brindille d'herbe.

La longue période de température chaude au début de l’été est un facteur clé de cette invasion de sauterelles.

Photo : Radio-Canada

Barrez vos portes, fermez vos fenêtres : les sauterelles ont pris d’assaut Lethbridge. Bien que la ville albertaine soit habituée à ce genre d’invasion, celle de cet été est particulièrement marquée à cause d’un cocktail météorologique propice aux développements de ces insectes.

Oh mon dieu...c’est dégueulasse, s’exclame au téléphone Destiny McLean, une résidente de Lethbridge. Il y a en a des centaines et des centaines, ajoute-t-elle, incapable de préciser l’amplitude de cette marée de locustes.

Des invasions de sauterelles, la mère de famille en a vu d'autres. Jamais autant que cette année, par contre. J’ai déménagé ici il y a une vingtaine d’années. Il y avait beaucoup de sauterelles, mais pas comme chez nous en ce moment. C’est fou!

Destiny McLean dit que ces insectes sont plus désagréables que nuisibles dans son quotidien. Tu veux aller prendre un café à l’extérieur, mais tu ne peux pas. Elles sont partout. PARTOUT.

Je n’aime pas aller dehors sur mon terrain [...] J’essaie de ne pas y penser et de fermer les yeux en marchant et de me dire ‘’Elles ne vont pas me sauter dessus, elles ne vont pas me sauter dessus''.

Une citation de :Destiny McLean, résidente de Lethbridge

L’invasion est plus prononcée en bordure de la ville ou près des champs, indique Mme McLean. Elle raconte devoir bien fermer les portes, fenêtres ou moustiquaires de son habitation pour éviter d'avoir des sauterelles dans la maison.

Malgré tout, il y en a toujours qui rentrent dans mon entrée, confie Destiny McLean. Je vérifie tout le temps mes poches ou mon sac quand je prends ma voiture [pour vérifier qu’il n’y en a pas sur moi].

Des sauterelles dans la cour de Destiny McLean.

Destiny McLean reconnaît que les bestioles sont inoffensives, mais franchement désagréables lorsque vient le temps de profiter de sa cour arrière.

Photo : Destiny McLean

Inoffensives pour l’homme, les bestioles font néanmoins des ravages dans son jardin : Elles ont mangé les poivrons, les piments, mes concombres, mais pas mes tomates. Elles n’ont pas l’air d’aimer les tomates, précise-t-elle avec un brin de surprise.

Les températures chaudes en cause

Les températures chaudes et le manque de pluie lors des cycles de développement des sauterelles ont favorisé leur explosion en nombre de cet été. De cet essor, le criquet birayé est l’espèce la plus présente.

Habituellement, les œufs ont un taux de survie de 2 ou 3 % pour maintenir la même population d’année en année [...], mais avec la chaleur ce taux est de probablement 90 %, explique Dan Johnson, professeur en sciences environnementales à l’Université de Lethbridge.

Même la fumée des feux de forêt a un impact pour la locuste. Les insectes préfèrent un beau ciel bleu pour se déplacer, dit-il [...] mais avec la fumée, ils restent au même endroit pour manger lentement les récoltes, les jardins ou même le gazon.

Un criquet birayé sur un tas de brin d'herbes.

Le criquet birayé devient plus vorace lorsque son corps se réchauffe.

Photo : Radio-Canada

Les sauterelles deviennent plus voraces quand leur température corporelle est plus élevée, ce qui les fait croître plus rapidement en retour révèle-t-il également. Tout travaille en leur faveur.

D'après M. Johnson, le criquet birayé continuera de dévorer tout ce qui lui passe sous les mandibules jusqu’au mois d’août.

Il sera possible d’en voir encore jusqu’en septembre, si les températures chaudes persistent, ajoute-t-il.

D’ici là, les habitants de Lethbridge devront prendre leur mal en patience, mais Destiny McLean voit le verre à moitié plein : C’est plaisant de les entendre chanter le soir.

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