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La PCU a fait exploser la cybercriminalité en 2020 à Sherbrooke

Trois chèques de la Prestation canadienne d'urgence

Chèques de la PCU du gouvernement du Canada.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Pandémie oblige, de nombreux Estriens se sont retrouvés à passer plusieurs heures derrière un écran d'ordinateur. Cela est vrai autant pour les travailleurs que les étudiants... et les cybercriminels. Les crimes commis en ligne ont presque doublé dans la Région métropolitaine de recensement (RMR) de Sherbrooke, selon Statistique Canada, ce que corrobore le Service de police de Sherbrooke (SPS).

Plusieurs organismes gouvernementaux avaient déjà levé le drapeau rouge en 2020pour prévenir de l'intensification de la cybercriminalité. Chiffres à l'appui, Statistique Canada confirme cette hausse, mardi, en révélant que 291 affaires réelles ont été rapportées l'an dernier, contre 148 en 2019.

De son côté, le SPS a répertorié 197 crimes liés au web, contre 106 en 2019. Ces crimes, souligne le porte-parole du SPS, Samuel Ducharme, sont directement liés à la pandémie.

On a près de 70 % de cette augmentation qui est liée aux cas de fraudes de la PCU. C'est ce qui a fait bondir nos statistiques de façon majoritaire.

Une citation de :Samuel Ducharme, porte-parole du SPS

De plus, Statistique Canada dévoile que les leurres d'enfants au moyen d'un ordinateur ont explosé de 2018 à 2020 dans la RMR de Sherbrooke. Alors que 28 affaires réelles ont été rapportées en 2019, ce sont 62 cas qui ont été dénoncés en 2020.

La RMR de Sherbrooke regroupe plus de 200 000 personnes, et comprend notamment Magog, Ascot Corner, Stoke, Waterville et le canton d'Hatley.

Un homme devant son ordinateur.

La PCU représente la majorité des cas de cyberfraudes à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Si les fraudes liées à l'identité ont diminué, tout comme les infractions de harcèlement et de comportements menaçants liées à la cybercriminalité, Samuel Ducharme dit que le SPS a observé une hausse des fraudes amoureuses et des fraudes liées avec l'adoption d'un animal de compagnie.

Dans le début de la pandémie, alors que les gens avaient besoin de compagnie, ils se sont rués vers les médias sociaux pour trouver des animaux, alors que la SPA et les animaleries avaient été vidées, affirme-t-il. Beaucoup de gens ont abusé de cette situation.

Ce sont des crimes qui sont très difficiles à enquêter pour nos enquêteurs. Premièrement, ça nécessite beaucoup de matériel technique, de connaissances précises. Et plusieurs fraudeurs se trouvent à l'extérieur du pays.

Une citation de :Samuel Ducharme, porte-parole du SPS

Le policier rappelle d'ailleurs aux gens de faire preuve de vigilance, car il est très difficile de parvenir à faire condamner les criminels.

Statistique Canada rapporte d'ailleurs qu'un Canadien sur quatre a subi au moins un type d'accident de cybersécurité depuis le début de la pandémie, dont des attaques d'hameçonnage, de logiciels malveillants et de comptes piratés. Parmi les personnes qui ont été victimes d'un incident de cybersécurité, 5 % ont signalé l'incident à une autorité comme la police. Selon le Centre antifraude du Canada, de mars 2020 à mai 2021, il y a eu 19 610 victimes et 7,4 millions de dollars perdus, et ce, uniquement en raison d'affaires de fraude liées à la pandémie de COVID-19.

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