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Instagram veut renforcer la sécurité des comptes des ados

Une jeune fille regarde son téléphone cellulaire avec une attention soutenue.

Des activistes lèvent le ton contre l'utilisation des réseaux sociaux pour les jeunes.

Photo : iStock / diego_cervo

Agence France-Presse

Instagram s’apprête à configurer les comptes des jeunes internautes en mode privé par défaut afin de mieux les protéger de personnes mal intentionnées. Ces nouvelles mesures ne convaincront toutefois pas forcément ses critiques, qui se préoccupent des risques liés à l'utilisation des réseaux sociaux pour les enfants et ados.

Dès cette semaine, les comptes créés par les jeunes de moins de 16 ans (voire de moins de 18 ans dans certains pays) seront désormais privés. Cette mesure touche les nouvelles inscriptions au réseau social, mais les utilisatrices et utilisateurs existants seront incités à faire ce choix, sans obligation.

Nous pensons que les comptes privés sont le bon choix pour les jeunes, mais nous reconnaissons aussi que plusieurs jeunes créateurs et créatrices de contenus peuvent vouloir des comptes publics pour se construire une audience, a expliqué un porte-parole d’Instagram dans un communiqué mardi.

Partout où nous le pouvons, nous voulons préserver les jeunes de se faire contacter par des personnes adultes qui leur sont inconnues [...] et nous pensons que les comptes privés sont le meilleur moyen.

Une citation de :Un porte-parole d’Instagram

Ces comptes permettent de limiter les interactions, comme les mentions J’aime et les commentaires, avec les personnes qui n'ont pas été ajoutées à leurs contacts.

Instagram a aussi annoncé avoir développé une technologie pour empêcher des personnes qui ont été bloquées ou signalées par une jeune personne d'interagir avec des ados ou de découvrir leurs comptes sur les fils d'exploration de la plateforme.

Des mesures suffisantes?

Elles risquent de ne pas rassurer les nombreuses associations qui pointent du doigt le réseau social pour les dangers qu’il poserait sur la santé mentale des plus jeunes.

En mai 2021, la plupart des États américains ont appelé le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, à abandonner le projet de créer une version d'Instagram pour les enfants de moins de 13 ans.

La recherche montre une corrélation entre l'utilisation des réseaux sociaux et la hausse de la détresse psychologique et des comportements suicidaires au sein de la jeunesse, ont argué les procureures et procureurs généraux de 44 États dans une lettre adressée au fondateur du groupe Facebook, Mark Zuckerberg.

Les signataires citaient des études montrant les torts causés par la comparaison permanente avec ses semblables, comme les troubles de l'alimentation (anorexie, boulimie).

La lettre (Nouvelle fenêtre) mentionnait aussi les dangers du harcèlement en ligne par d'autres ados ou par des personnes malveillantes.

Instagram requiert actuellement un âge minimum légal de 13 ans pour s'inscrire, tout comme Snapchat et TikTok.

Les nouvelles mesures annoncées par Instagram seront appliquées pour le moment aux États-Unis, en Australie, en France, au Royaume-Uni et au Japon, avant d'être étendues à d’autres pays.

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