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L'Église catholique met en vente des biens pour dédommager des survivants de Mount Cashel

L'ancien orphelinat Mount Cashel.

De nombreuses victimes d'abus sexuels de l'orphelinat Mount Cashel réclament un dédommagement (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'archidiocèse de Saint-Jean s'apprête à mettre en vente des biens pour indemniser les hommes qui ont été victimes d'abus sexuels à l'ancien orphelinat de Mount Cashel, durant les années 1940 à 1960. Un avocat qui représente de nombreux survivants affirme toutefois que la somme en question ne sera pas suffisante pour couvrir les dommages.

L'archidiocèse a été reconnu responsable des abus lorsque la Cour suprême du Canada a refusé d'entendre un dernier appel, en janvier.

L'Église catholique s'acquitte aujourd’hui de son obligation en voulant vendre certaines propriétés, dont la résidence de l'archevêque à Outer Cove, la propriété de Mont Saint-François le long du chemin Merrymeeting, ainsi que deux parcelles de terrain vacant. L'archidiocèse a annoncé en fin de semaine son intention de les mettre à vendre.

Geoff Budden dans son bureau.

Geoff Budden représente plus de 60 survivants de l'ancien orphelinat Mount Cashel.

Photo :  CBC / Mark Quinn

Selon l’avocat de certains survivants, Geoff Budden, la vente de propriétés est une première étape importante, mais cela ne peut pas indemniser toutes les victimes connues. Alors que le jugement concernait quatre hommes - et le jugement total était d'environ 2,7 millions de dollars - il y en a en fait plus de 60 hommes impliqués et d'autres firmes d'avocats représentent d'autres victimes, a-t-il expliqué lundi.

Il va donc falloir une masse d'argent assez importante, des dizaines de millions de dollars, pour satisfaire toutes ces réclamations.

Une citation de :Geoff Budden, avocat et représentant de survivants

Des décennies d’abus

La décision de la Cour suprême a mis fin à une affaire douloureuse pour les survivants, qui a lentement suivi son cours devant les tribunaux au cours des 21 dernières années.

Images d'archives de jeunes garçons qui ont fréquenté l'orphelinat Mount Cashel de Terre-Neuve-et-Labrador.

D'après Geoff Budden, les jeunes garçons de l'orphelinat de Mount Cashel sont maintenant des septuagénaires pour la plupart (archives).

Photo : Radio-Canada

Selon Geoff Budden, certaines victimes ont subi des abus sexuels qui remontent à plus de 60 ans. Ces personnes attendent depuis bien longtemps le dédommagement auquel elles ont droit, souligne-t-il.

L’avocat souligne toutefois qu’il s’agit d’un processus qui doit être mené à bien, de façon professionnelle. Vous ne pouvez pas simplement commercialiser des propriétés sans une stratégie ou des conseils professionnels, a-t-il affirmé.

Vendre les écoles de l’Église?

La valeur totale des actifs de l'église est encore inconnue, de même que le montant que l'Église devra payer en dommages et intérêts.

Selon Geoff Budden, des complications pourraient survenir si l'Église vendait certaines des dizaines d'écoles qu'elle possède dans la province, dont certaines sont utilisées par le système public d'éducation.

Une ancienne école avec un clocher.

Plusieurs écoles de l'Église catholique sont encore utilisées par des districts scolaires (archives).

Photo : Radio-Canada

Après la fin du système scolaire confessionnel à Terre-Neuve-et-Labrador en 1997, les districts scolaires ont reçu des bâtiments appartenant à l'Église catholique pour les utiliser gratuitement, et ce, jusqu'à ce qu'ils ne soient plus nécessaires. Geoff Budden estime que cet arrangement pourrait devoir changer.

L'objectif n'est pas d'exclure les enfants des écoles, a-t-il précisé.

L'objectif est de voir le gouvernement se charger de la responsabilité complète de ces écoles, de les acheter à leur juste valeur, de continuer à les utiliser comme écoles si elles sont nécessaires, afin de permettre qu'une indemnisation soit versée.

Une citation de :Geoff Budden, avocat et représentant de survivants

D’autres propriétés à monnayer

En ce qui concerne l'Église catholique elle-même, l'archevêque Peter Hundt ne donne pas encore d'entrevues à ce sujet.

Dans sa dernière mise à jour écrite aux paroissiens sur la réorganisation actuelle de l'Église, il a toutefois mentionné qu'il y aura d'autres maisons à vendre.

La façade d'une grande maison.

La maison de l'archevêque à Outer Cove est l'une des premières propriétés que l'Église catholique veut mettre sur le marché, mais ne sera pas la dernière.

Photo :  CBC / Mark Quinn

Ces propriétés sont les premières d'une longue série qui seront mises en vente, dans les semaines et dans les mois à venir, a-t-il indiqué.

Selon lui, l'archidiocèse subit une restructuration majeure qui aura un impact sur ses services et son personnel.

Avec les renseignements de Mark Quinn de CBC

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