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Le « Jour du dépassement » des ressources planétaires revient au niveau de 2019

Troncs d’arbres coupés illégalement dans la forêt amazonienne près de Humaita dans l’État d'Amazonas, au Brésil, le 22 août 2019.

La destruction de la forêt amazonienne a contribué à la diminution de la biocapacité forestière mondiale.

Photo : Reuters / Ueslei Marcelino

Agence France-Presse

Jeudi, l’humanité aura consommé l’ensemble des ressources planétaires : le « Jour du dépassement » est revenu au niveau de 2019, après une brève accalmie en 2020 liée à la crise sanitaire, avertit l’ONG américaine Global Footprint Network.

À plus de cinq mois de la fin de l’année, ce 29 juillet nous aurons épuisé le budget planétaire de ressources biologiques pour 2021, indique dans un communiqué publié mardi Susan Aitken, responsable politique à Glasgow, ville qui accueillera la COP26 sur le climat en novembre prochain.

Si nous avions besoin d’un rappel de l’urgence climatique et écologique à laquelle nous sommes confrontés, le Jour du Dépassement de la Terre s’en charge.

Une citation de :Susan Aitken, responsable politique à Glasgow

Cet indice a pour but d’illustrer la consommation toujours plus rapide d’une population humaine en expansion sur une planète limitée. Pour le dire de façon imagée, il faudrait cette année 1,7 Terre pour subvenir aux besoins de la population mondiale de façon durable.

La date est calculée en croisant l’empreinte écologique des activités humaines (surfaces terrestre et maritime nécessaires pour produire les ressources consommées et pour absorber les déchets de la population) et la biocapacité de la Terre (capacité des écosystèmes à se régénérer et à absorber les déchets produits par l’Homme, notamment la séquestration du CO2).

Le dépassement se produit quand la pression humaine dépasse les capacités de régénération des écosystèmes naturels. Il ne cesse, selon l’ONG, de se creuser depuis 50 ans :

  • 29 décembre en 1970
  • 4 novembre en 1980
  • 11 octobre en 1990
  • 23 septembre en 2000
  • 7 août en 2010

En 2020, cette date avait été repoussée de trois semaines sous l’effet des confinements liés à la pandémie de COVID-19.

Le rebond cette année s’explique à la fois par une hausse de l’empreinte carbone de 6,6 % ainsi qu’une diminution de la biocapacité forestière mondiale de 0,5 % due en grande partie au pic de déforestation en Amazonie, selon l’ONG.

Si l’empreinte carbone liée aux transports reste inférieure aux niveaux antérieurs à la pandémie, celle liée à l’énergie devrait nettement rebondir.

Ces données montrent clairement que les plans de relance de l’ère post-COVID-19 ne peuvent réussir à long terme que s’ils s’appuient sur la régénération et la gestion raisonnée des ressources écologiques, estime Laurel Hanscom, PDG de Global Footprint Network, cité dans le communiqué.

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