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Des commerçants satisfaits du passage en phase verte, mais la prudence demeure

Des personnes devant les étalages d'un marché.

Le port du masque et l'éloignement physique, entre autres, ne seront plus obligatoires dans les lieux publics au passage à la phase verte (archives).

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Maya Chebl

Dans l’ensemble du Nouveau-Brunswick, le passage en phase verte se fera dans la nuit du 30 au 31 juillet, a annoncé le gouvernement Higgs vendredi dernier. Près de 65 % des Néo-Brunswickois admissibles sont maintenant pleinement vaccinés contre la COVID-19. Toutes les mesures sanitaires actuellement en vigueur seront levées, dont le port du masque dans les lieux publics.

La semaine dernière, la santé publique du Nouveau-Brunswick a toutefois réitéré l’importance d’atteindre la cible de 75 % de personnes pleinement vaccinées avant de lever l’état d’urgence. 

Benoit Barbeau, professeur au département des sciences biologiques de l’Université du Québec à Montréal et spécialiste en virologie, précise que cette cible de 75 % n’a pas été fixée aléatoirement. Elle permet de contrôler la propagation du virus. Mais ce n’est pas non plus un chiffre magique. 

Le dépasser est quand même un peu hâtif, mais il faut prendre en considération que les probabilités d’atteindre cette valeur est faible, soutient le professeur Barbeau. En fonction de ça, on voit que certaines provinces décident d’aller de l’avant [dans la levée des restrictions].

Benoit Barbeau interviewé.

Benoit Barbeau prévient le public qu'il faudra s'assurer de contenir la transmission pour cet automne, avec le retour à l'école et dans les lieux de travail.

Photo : Radio-Canada

Benoit Barbeau cautionne néanmoins une certaine prudence. L'important, en ce moment, explique-t-il, est de veiller à ce qu'il n'y ait pas trop de contagion lorsque les enfants retourneront à l'école et les adultes au bureau.

Cette situation pourrait d’ailleurs survenir avec la montée en flèche du variant Delta. En ce sens, certains endroits, comme les gymnases ou les bars, pourraient être plus susceptibles de devenir des foyers d’éclosion, où la transmission par gouttelettes est plus facile. 

Enthousiasme chez des employeurs

Certains employeurs voient le passage à la phase verte d'un bon œil et ne sont pas très inquiets. Ils soutiennent tout de même que certaines mesures, comme la présence de panneaux en plexiglas, seront maintenues.

La station de désinfection des mains va demeurer en place, souligne le directeur général de la Coop IGA, Raymond Melanson.

Raymond Melanson.

Le maintien de certaines mesures sanitaires est prévu, selon Raymond Melanson.

Photo : Radio-Canada

Pour Annie Chiasson Mallet, propriétaire du salon Bohème à Dieppe, cette annonce provoque un mélange d'émotions, entre excitation et peur.

Ça va faire du bien d'enlever le masque. Douze heures par jour, c'est long, dit-elle.

Annie Chiasson Mallet.

Le respect des clients est une priorité pour la propriétaire du salon Bohème, Annie Chiasson Mallet.

Photo : Radio-Canada

Elle ajoute que le plexiglas restera jusqu'à la fin de l'année au cas où, et que le port du masque sera une pratique facultative.

Même si on a le droit, on va quand même porter le masque. Si les clients arrivent avec un masque, on va quand même respecter leur choix, conclut Mme Chiasson Mallet.

Avec les informations de Sarah Déry et d'Isabelle Arseneau

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