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Deux travailleurs étrangers désertent un vignoble de Bécancour

Un champ de vignes à Bécancour.

Le vignoble Fief de la Rivière à Bécancour devra se débrouiller sans ses travailleurs étrangers, une main-d'oeuvre sur laquelle il compte depuis des années.

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

Radio-Canada

Tandis que les fruits du vignoble Le Fief de la Rivière à Bécancour mûrissent, ses propriétaires se retrouvent à court d'employés en vue de la saison de la récolte.

Leurs deux travailleurs étrangers ont déserté le vignoble dans la nuit de samedi à dimanche. Ils ont laissé le véhicule qui leur était prêté dans le stationnement d'un supermarché à Nicolet.

Nancy Horan, la femme de l'un des propriétaires du vignoble, se dit affligée par la perte de ses employés, qu’elle dit considérer comme ses enfants.

Demandez à toute personne qui fréquente le vignoble ou qui vient faire les vendanges ou qui nous connaissent, [ils vous diront] qu’ils étaient comme nos enfants [...] on travaille avec eux ici. Ils ne sont pas nos employés. On travaille avec eux, ils travaillent avec nous, s’est-elle désolée, craignant qu’ils ne soient pas entre de bonnes mains à l'heure actuelle.

Selon Mme Horan, les travailleurs guatémaltèques étaient bien traités au vignoble. Ils étaient logés dans un appartement décent, rémunérés au salaire minimum et libres de se déplacer sans frais à l'aide d'une camionnette, assure-t-elle. Les propriétaires les soupçonnent d'avoir fui en direction des États-Unis.

Plusieurs autres cas au pays

Ce phénomène de désertion des travailleurs étrangers s'est exacerbé cette année, constate Michel Pilon, directeur général des Réseaux d'aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ).

Il y a des passeurs qui leur font miroiter une belle vie du côté américain et qui leur chargent des prix de fous. J’en ai eu trois, des travailleurs guatémaltèques, qui se sont fait prendre aux États-Unis, ramenés au Canada la semaine dernière. C’est quelque chose qui est assez régulier, et encore plus cette année, rapporte-t-il.

Il explique que certains cas de maltraitance peuvent encourager les travailleurs étrangers à fuir leur employeur. Parfois, il est même question pour des travailleurs de rejoindre des membres de la famille de l'autre côté de la frontière après quelque temps passé au Canada, ajoute-t-il.

L'Agence des services frontaliers du Canada n'a pas été en mesure d'indiquer si les travailleurs ont été interceptés à la frontière canado-américaine.

Avec les informations de Jacob Côté

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