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Après 20 ans d'attente, la communauté Lhoosk’uz Dené a de l'eau potable

Une personne marche près d'un lac.

Depuis 20 ans, le village d'une cinquantaine d'habitants espérait avoir accès à de l'eau potable et sécuritaire.

Photo : Nicole Marie Johnston/UBC

Depuis le début des années 2000, la communauté autochtone Lhoosk’uz Dené, située à environ 200 kilomètres au sud-ouest de Prince George, en Colombie-Britannique, n’avait pas accès à l’eau potable. Près de 20 ans plus tard, la communauté peut enfin boire un grand verre d’eau claire directement du robinet.

Plusieurs tentatives avaient été entreprises au fil des ans pour que le village d’une cinquantaine d'habitants n’ait plus à dépendre de l’eau embouteillée acheminée toute l’année, mais sans succès.

En 2014, la communauté a décidé de faire appel à un professeur en ingénierie chimique et biologique de l’Université de la Colombie-Britannique, Madjid Mohseni, pour remédier à la situation.

Nous avons été invités à travailler avec la communauté et avons proposé à des étudiants de se rendre sur place pour s'informer du problème, écouter la communauté et leurs inquiétudes, et voir quelle serait la meilleure solution, explique le professeur.

Cette solution se devait d’être simple et de nécessiter peu d’entretien, puisque le village est isolé, explique la cheffe Liliane Squinas, dans un communiqué. Même l’hôpital le plus proche est à trois heures de route.

Liliane Squinas devant une structure en métal.

La cheffe de Lhoosk’uz, Liliane Squinas, devant le centre de traitement des eaux.

Photo : Nicole Marie Johnston/UBC

Si le système se brise, ce n’est pas aussi simple que de se rendre à la quincaillerie la plus proche pour y trouver les pièces de rechange, souligne-t-elle.

La solution idéale s’est révélée être un système de traitement des eaux utilisant une technologie de lumière ultraviolette.

En dirigeant la lumière sous l’eau, on désactive tous les pathogènes ou les microbes qui pourraient être néfastes et ils perdent leur habileté à contaminer la population, explique Madji Mohseni.

Il ajoute qu’il est important de travailler avec chaque communauté pour bien cerner ses besoins et comprendre son histoire et ses valeurs afin de parvenir à une solution unique pour chacune.

Plusieurs communautés toujours sans eau potable

La communauté autochtone Lhoosk’uz Dené n’est pas la seule à avoir obtenu un accès à de l’eau potable après des années d’attente.

En mars, la Première Nation Semiahmoo a finalement eu accès à de l’eau potable en se connectant à l’aqueduc de la ville voisine de Surrey. Avant d’être finalement levé, l'avis de faire bouillir l'eau était en place depuis 2005.

Au Canada, 32 Premières Nations, la plupart situées en Ontario, doivent toujours composer avec un avis de faire bouillir l’eau à long terme, malgré la promesse d’Ottawa de mettre fin aux avis à long terme sur la qualité de l'eau potable touchant les Premières Nations d’ici mars 2021.

En Colombie-Britannique, les autorités sanitaires des Premières Nations se chargent de soutenir et de financer les communautés autochtones, notamment grâce à un programme d'échantillonnage d'eau.

En juin, 14 avis concernant la qualité de l’eau concernant 12 communautés autochtones à travers la province ont été recensés. Celles-ci ne sont pas nécessairement touchées par l’avis fédéral de faire bouillir l'eau à long terme, si elles s’approvisionnent en eau à partir de puits et non d’un système de traitement d’eau.

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