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Janik Grenier, représentante de la DSFM au conseil consultatif d’élèves du Manitoba

Janik Grenier sourit lors d'un appel par vidéoconférence.

Janik Grenier fait partie des 30 élèves sélectionnés par la province, parmi près de 200 candidats, pour un conseil consultatif dans le cadre de la réforme de l'éducation au Manitoba.

Photo : Radio-Canada

Janik Grenier est la seule membre du conseil consultatif d’élèves du Manitoba issue de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM). L’élève de Notre-Dame-de-Lourdes souhaite faire avancer les intérêts de ses camarades lors des consultations sur la réforme de l’éducation.

Elle entre en 12e année à l'École régionale Notre-Dame à l’automne et fait partie du conseil d’élèves de son école depuis plusieurs années.

J’ai toujours eu à cœur d’améliorer le système scolaire, explique Janik Grenier. Elle espère mettre à l’œuvre ses qualités de leadership et de travail d’équipe, le fruit d’années passées à jouer au hockey au niveau compétitif et à travailler sur le labyrinthe de maïs que crée sa famille.

Le premier dossier auquel elle souhaite s’attaquer avec les 29 autres élèves sélectionnés par la province est celui de la santé mentale. Janik Grenier affirme que l’état de santé mentale des jeunes s’est gravement détérioré pendant la pandémie et qu’il faut fournir plus de ressources aux élèves.

Dans son école, note-t-elle, la pandémie a forcé certains élèves à ne venir à l'école qu'un jour sur deux.

Si tu es un enfant seul à la maison et tes parents travaillent, tu es à la maison tout seul toute la journée, deux à trois fois par semaine. Habituellement, tu es à l’école avec tes amis cinq jours par semaine, ajoute Janik Grenier.

Elle affirme que plusieurs autres élèves membres du conseil partagent ses préoccupations autour de la santé mentale et qu’ils n’hésiteront pas à élever la voix pour se faire entendre par la province.

Si on a assez de voix pour une certaine idée, ça serait assez difficile de ne pas nous entendre, lance l'adolescente.

Janik Grenier ajoute qu’elle est en contact avec d’autres jeunes de la DSFM et d’autres divisions scolaires de la province.

C’est une région assez français-anglais, moitié-moitié. Plusieurs élèves aimeraient plus de cours offerts en français dans d’autres écoles, affirme-t-elle. Elle fera donc valoir auprès de la province le besoin d’une meilleure offre de cours en français pour les élèves qui se trouvent dans des écoles qui ne font pas partie de la DSFM.

Réforme de l’éducation

Le ministre de l’Éducation du Manitoba, Cliff Cullen, a annoncé la composition du conseil consultatif au début du mois de juillet. Il s’agit d’élèves de la 9e à la 12e année et de diplômés de cette année venant d’écoles privées et publiques.

Ces élèves représentent une diversité de centres d’intérêt, d’identités, de bagages et de perspectives de partout dans la province, selon le ministre.

Le Manitoba entreprend une réforme majeure de l’éducation, en commençant par la gouvernance. Le projet de loi 64 sur la modernisation de l'éducation prévoit d'unifier 37 divisions scolaires en une seule entité, appelée Autorité provinciale de l'éducation, tout en maintenant la Division scolaire franco-manitobaine.

La province tient actuellement une série de consultations afin de créer une feuille de route pour la transformation de l’éducation, ce qui devrait prendre environ cinq ans.

Cliff Cullen, souriant, assis à un bureau.

Le ministre de l'Éducation du Manitoba, Cliff Cullen.

Photo : Radio-Canada

Cliff Cullen dit qu’il souhaite s’attaquer en premier à la finalisation de l’équipe chargée de la révision du programme scolaire au Manitoba et à une révision de la formule de financement de l’éducation dans la province.

Janik Grenier affirme avoir examiné le pour et le contre du projet de loi 64. Elle croit que certains changements pourraient être avantageux pour les élèves, alors que d’autres ne seront pas efficaces.

Sans vouloir se prononcer pour ou contre la réforme de l’Éducation du gouvernement, elle souligne qu’elle souhaite voir des changements concrets qui sont bons pour les élèves.

Je crois qu’avoir des voix pour les élèves, qu’on soit finalement entendu, c’est bien. Mais si on n’a pas de changement, c’est un peu difficile, conclut Janik Grenier.

La première réunion du conseil consultatif doit se dérouler au début du mois d'août.

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