•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des membres des Premières Nations toujours très attachés à sainte Anne

Plusieurs personnes sont assises à l'intérieur de l'église.

250 fidèles ont pu se rassembler dans la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière

La pandémie n’a pas arrêté des centaines de fidèles qui se sont amassés à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré pour célébrer la messe dédiée à sainte Anne et la fin de la neuvaine lundi. Parmi ces fidèles, plusieurs habitués, dont des membres des Premières Nations, qui gardent leur foi, et ce, malgré les récentes découvertes entourant les pensionnats autochtones.

Comme la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré était limitée à 250 personnes à l'intérieur en raison des mesures sanitaires, la messe de lundi était aussi retransmise sur le parvis de l'église.

Des fidèles des quatre coins du Québec se sont donc rassemblés sur le terrain de l’église pour assister à la messe.

Des fidèles font la communion à l'extérieur devant l'église.

En raison des mesures sanitaires, plusieurs personnes ont assisté à la messe depuis le parvis de l'église.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière

Attachement des Premières Nations

Ces fidèles incluent une grande quantité de membres des Premières Nations. Thérèse Dubé fait partie d’un groupe de membres de la communauté atikamekw de Manawan dans Lanaudière, qui ont nolisé un autobus et conduit cinq heures pour se rendre jusqu’à Sainte-Anne-de-Beaupré. Elle a pris part au voyage pour accompagner sa mère. Elle aime ça venir ici et elle tenait à venir, explique-t-elle.

Les récentes découvertes entourant les pensionnats autochtones ont particulièrement affecté la communauté. Ça fait mal au cœur, mais je suis capable de pardonner, affirme Marie-Marthe Fontaine, venue de Maliotenam.

Ce n’est pas l'Église qui a fait ça, ce n’est pas Jésus. C’est les hommes et puis les femmes qui ont travaillé là, ajoute sa compagne Jeannie Pinette.

Une survivante qui choisit le pardon

Chantale Awashish d'Obedjiwan a elle-même vécu dans un pensionnat. C’est sûr que j'ai des souvenirs difficiles surtout avec ce qui s'est passé à Kamloops. C’est venu chercher les blessures que j'ai eues et les plaies se sont ouvertes.

Mais cette épreuve ne l'a pas empêchée d'être là avec sa famille. Elle a donc préféré pardonner à ceux qui l’ont blessée. Si je reste dans la haine, je n’avancerai pas plus, et c’est moi qui vais continuer à souffrir, témoigne la survivante.

Chantale Awashish en entrevue à Radio-Canada.

Chantale Awashish d'Obedjiwan est une survivante des pensionnats autochtones.

Photo : Radio-Canada

Dans son homélie, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix a souligné l'attachement des membres des Premières Nations à cette fête. Il explique qu’ils ont pour beaucoup une foi très solide. Ici à Sainte-Anne, ils ont été parmi les premiers pèlerins. C’est quelque chose! Ça aide à guérir, à réconcilier, affirme-t-il.

Comme chaque année, l'organisation de l'événement avait prévu une messe dédiée aux membres des Premières Nations, qui ont été présents tout au long de la neuvaine.

Avec des informations de Guylaine Bussière

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !