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La Tuque pressée d’adhérer à la résolution sur les pensionnats autochtones de la FQM

Les drapeaux du Québec, du Canada et de La Tuque, en berne.

Le drapeau de la Ville de La Tuque en berne à la mémoire des enfants envoyés dans les pensionnats autochtones.

Photo : Radio-Canada

Le Conseil des Atikamekw de Wemotaci demande aux élus municipaux de La Tuque d'offrir leur appui à une résolution de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) au sujet des pensionnats autochtones.

Dans la foulée des récentes découvertes de sépultures non identifiées sur les sites d’anciennes écoles résidentielles, plus de 200 municipalités québécoises ont fait parvenir au premier ministre Justin Trudeau une résolution en solidarité aux Premières Nations touchées, peut-on lire dans un communiqué du Conseil des Atikamekw de Wemotaci.

La résolution propose entre autres que les municipalités expriment leur solidarité avec les nations autochtones du Québec et qu'elles renouvellent leur volonté de favoriser des relations harmonieuses avec celles-ci.

Le conseil municipal de Lac-Édouard a déjà adopté la résolution à l’unanimité le 8 juin. Du côté de La Bostonnais, la mairesse Rachel Fluet explique que le conseil doit d’abord régler le manque de personnel pour assurer la gestion de la municipalité. À La Tuque, les élus municipaux ne se sont pas penchés sur une telle résolution.

Durant la séance de l'agglomération de La Tuque la semaine dernière, le candidat à la mairie de La Tuque Yves Tousignant a demandé aux élus pourquoi le conseil municipal de La Tuque n'a pas adopté la résolution comme l'ont fait d’autres municipalités au Québec.

Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay a alors répondu que les municipalités qui en font partie ont mis en berne leurs drapeaux et que de nombreuses déclarations avaient été faites dans les médias à ce sujet. Il a également dit avoir donné un discours d’empathie et d’encouragement lors de la Journée nationale des peuples autochtones le 21 juin dernier.

Avant de mener d'autres actions, le maire souhaite voir les résultats d'enquêtes sur la question des pensionnats autochtones.

Guy Laloche, porte-parole du Conseil des Atikamekw de Wemotaci, s’est dit déçu de la réponse du maire.

Je pense que M. Tremblay fait une fausse lecture de la réalité historique, de la réconciliation.

Une citation de :Guy Laloche, porte-parole, Conseil des Atikamekw de Wemotaci

Il pense qu’en mettant le drapeau en berne en faisant des entrevues à La Tuque, c’est suffisant pour lui [...] Il aurait dû emboîter le pas comme les autres municipalités ont procédé pour la résolution, en adoptant la résolution, indique Guy Laloche.

La directrice du Centre d’amitié autochtone de La Tuque, Laurianne Petiquay, rappelle pour sa part qu’en 2017, la Ville de La Tuque et son centre ont signé un engagement mutuel. La ville s'engageait à l'amélioration des conditions de vie des Premières nations vivant ou transitant en milieu urbain et [elle s’engageait] à se positionner, rapporte-t-elle. On s'attend à des actions concrètes et la réelle [volonté] d'une vision de réconciliation entre la ville et la population autochtone. Le fait que la ville ait traîné [pour] cette résolution est questionnable, commente-t-elle.

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