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Les ruptures de services préoccupent les médecins obstétriciens

Cette situation limite l'accès à des soins adéquats pour les accouchements.

À peine 4 % des obstétriciens et gynécologues du Canada pratiquent dans des communautés de moins de 25 000 personnes.

Photo : Associated Press

Martin Guindon

Les ruptures de services en obstétrique comme celle qui sévit actuellement au Témiscamingue préoccupent l’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec.

Or, ces interruptions de services sont souvent causées par un manque de ressources infirmières. Une situation connue qui s’aggrave depuis près de 10 ans et qui s'est accentuée avec la pandémie. Les obstétriciens et gynécologues plaident donc pour une plus grande reconnaissance du travail de ces infirmières spécialisées qui œuvrent à leurs côtés dans les unités des naissances.

Les unités d’obstétrique, ce sont des unités spécialisées, et je pense qu’il y aurait un intérêt à valoriser beaucoup plus la profession, à l’encourager, à la bonifier. Il y a des primes qui existent pour certaines unités de soins critiques, soins intensifs, urgence, et auxquels les infirmières en obstétrique n’ont pas droit, comme un manque de valorisation pour une profession spécialisée qui mériterait être reconnue à sa juste valeur, affirme le vice-président, le Dr Dominique Tremblay.

L’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec s’inquiète de la sécurité et de la qualité des soins en obstétrique devant la situation actuelle. Elle croit que le ministère de la Santé doit prioriser ces soins aux femmes du Québec au même titre qu’il l’a fait pour les soins intensifs et les chirurgies dans le contexte de la pandémie.

Pas de découverture médicale

Par ailleurs, le Dr Dominique Tremblay rappelle qu’il n’y a jamais eu de découverture médicale en gynécologie ni en obstétrique. On participe, on va en région pour couvrir, essayer d’aider nos collègues qui sont en région à maintenir le service. Le problème actuellement, comme celui dont on entend parler en Abitibi-Témiscamingue, en est vraiment un de manque de ressources infirmières spécialisées. Ça cause des problèmes de logistique, précise-t-il.

L’Association des obstétriciens et gynécologues du Québec vient s’impliquer dans les solutions. Nous, on serait prêts à essayer de revoir l’ensemble de l'offre de services au Québec, pour revoir comment on peut organiser les soins pour essayer d'assurer une pérennité dans l’offre d’obstétrique au Québec, assure le Dr Tremblay.

L'hôpital de Ville-Marie

L'hôpital de Ville-Marie connait une rupture de service en obstétrique depuis le 29 avril (archives)

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Rappelons que le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) n’est pas en mesure de confirmer que le service de l’obstétrique de l’hôpital de Ville-Marie, fermé depuis le 29 avril, rouvrira comme prévu la semaine prochaine.

L’organisme ajoute par courriel que tous les efforts sont déployés en vue de permettre la réouverture des services d’obstétrique à compter du 2 août. Toutefois en raison de l’importante pénurie de ressources infirmières, conjuguée au fait qu’une expertise spécifique est requise pour les infirmières qui offrent des services d’obstétrique, il n’est pas possible, pour le moment de confirmer la reprise des activités.

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