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Feu de forêt : la Côte-Nord prête main-forte à la Colombie-Britannique

Cayen Tremblay devant le hangar de la SOPFEU à l'aéroport de Sept-Îles.

Cayen Tremblay est pompier forestier depuis cinq ans.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Radio-Canada

Plus d’une centaine de pompiers forestiers québécois ont été envoyés en renfort à la Colombie-Britannique pour contrôler les feux. Entre deux missions dans l’Ouest canadien, Cayen Tremblay, qui est basé à Sept-Îles, raconte son expérience.

Les gens sont extrêmement reconnaissants, c’est quelque chose qui te frappe quand tu arrives sur place, raconte le pompier forestier.

Alors que d'immenses territoires de la Colombie-Britannique brûlent depuis maintenant plus d’un mois, des pompiers forestiers de partout au pays y sont déployés pour porter secours aux communautés et combattre les feux de forêt avec les pompiers de la province.

Nous avons des ententes avec les provinces pour échanger nos ressources d'une province à l’autre selon l’évolution des incendies, explique la porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), Isabelle Gariépy.

Quelques pompiers sont regroupés et discutent avant le départ.

Des pompiers de la SOPFEU avant de prendre l'avion pour la Colombie-Britannique au début du mois de juillet (archives).

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Il y a un épuisement qui se sent là-bas. La Colombie-Britannique compte 1600 pompiers, ils sont tellement étirés qu’il y a certains feux qu’ils ne peuvent pas mettre de personnel dessus en ce moment, rapporte Cayen Tremblay qui est à la tête d’une équipe de pompiers québécois.

À chacun son expertise

Contrôler la propagation des 259 feux actifs nécessite la coopération de centaines de pompiers volontaires des différentes provinces canadiennes et même du Mexique. Ils apportent leurs expertises, constate Cayen Tremblay.

Au Québec et en Ontario, on a énormément d’eau donc nous quand on attaque un feu, toutes nos opérations de suppression vont être reliées à l’utilisation de l’eau, des lacs, des rivières, des avions-citernes et nous on va faire des installations comme des pompiers municipaux pour arroser le feu. Dans l’Ouest, ils vont faire du brûlage. Ils vont généralement brûler des zones forestières pour que, quand le feu arrive, il n’y ait plus rien à consumer, donne-t-il en exemple.

De retour à Sept-Îles pour se reposer pendant quelques jours, Cayen Tremblay devra reprendre la route mercredi vers l’ouest, pour retourner combattre les flammes. Un voyage qui s'annonce haut en émotions : Ça devient extrêmement émotif quand ton feu est près d’une communauté.

Avec des informations de Lambert Gagné-Coulombe

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