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La 3e dose de vaccin contre la COVID-19 demeure une mesure d’exception

Une main tient une fiole et une seringue.

Un porte-parole du ministère de la Santé a rappelé qu'aucune étude n'a évalué l'impact de recevoir trois doses de deux vaccins distincts.

Photo : Reuters / CARLOS OSORIO

Radio-Canada

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) a précisé lundi que l’administration d’une dose additionnelle de vaccin contre la COVID-19 demeure une mesure d’exception.

Par exception, le MSSS entend les personnes qui ont un voyage essentiel prévu à l’extérieur du pays, à court terme, et qui doivent répondre à des exigences de vaccination différentes de celles en vigueur au Canada.

Le ministère précise par ailleurs qu'il n’y a pas de consensus international sur les critères selon lesquels une personne est reconnue comme adéquatement vaccinée.

Tant au Québec qu’au Canada, un vaccin à vecteur viral (AstraZeneca ou Covishield) peut-être combiné à un vaccin à ARNm (Pfizer ou Moderna) en deuxième dose. Le MSSS affirme suivre les recommandations du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) et du Comité consultatif national sur l'immunisation (CCNI) à ce sujet.

Le gouvernement du Québec offre donc une dose supplémentaire d'un vaccin à ARN messager aux gens qui veulent voyager dans un pays qui ne reconnaît pas leur statut vaccinal, et qui auraient donc besoin de recevoir au moins deux doses du même vaccin.

Le ministère de la Santé offre cette injection supplémentaire parce que certains pays ne considèrent pas les gens ayant reçu un scénario mixte de vaccins comme étant adéquatement vaccinés.

Et deux doses d'AstraZeneca?

Les discussions se poursuivent par ailleurs entre Québec et le gouvernement fédéral afin que les scénarios mixtes ou comprenant deux doses du vaccin d'AstraZeneca ou de Covishield soient reconnus d'une manière plus large à l'échelle internationale, a-t-on ajouté.

Les mêmes démarches ont aussi été entreprises par l'Ontario.

Le Dr Julien Cavanagh, spécialiste des maladies infectieuses basé à Atlanta, s'explique bien mal cette approche pour une troisième dose alors que certains pays du monde n'ont à peu près pas accès à des vaccins.

Tant qu’il y aura des segments entiers de l’humanité qui ne seront pas vaccinés, on aura un terrain de jeu pour les variants qui vont continuer à se développer.

Une citation de :Dr Julien Cavanagh

En entrevue à ICI Première, l'immunologue André Veillette précise quant à lui que la troisième dose devrait être une affaire de santé, pas de tourisme. On ne veut pas donner de vaccin à des gens qui n'en ont pas besoin, insiste-t-il.

Il ajoute que les personnes immunosupprimées devraient recevoir cette troisième dose en priorité.

Quitte à les tester pour voir dans leur sang s'ils ont des anticorps ou non, poursuit l'immunologue, qui est membre de l'Institut de recherches cliniques de Montréal et membre du groupe de travail fédéral sur les vaccins contre la COVID.

L'Institut national de santé publique du Québec affirme que 83,5 % des résidents âgés de 12 ans et plus ont reçu au moins une dose de vaccin COVID-19 et que 62,5 % sont considérés comme adéquatement vaccinés.

Le Québec a recensé 298 nouveaux cas de COVID-19 et déploré 1 décès supplémentaire au cours des 3 derniers jours.

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.
Avec les informations de La Presse canadienne

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