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Un an de prison pour un septuagénaire de Sherbrooke coupable de crimes sexuels

Serge Barber au palais de justice de Sherbrooke.

Serge Barber a été condamné à une année de prison pour des crimes à caractère sexuel.

Photo : Radio-Canada / René-Charles Quirion

René-Charles Quirion

Le tribunal a envoyé un message clair à un homme de 77 ans de Sherbrooke, reconnu coupable de crimes sexuels sur une mineure de 17 ans. L'homme a été condamné à un an de prison lundi au palais de justice de Sherbrooke.

Serge Barber avait 74 ans lorsqu’il a sollicité les services sexuels d’une mineure sur la plateforme Messenger et consommé la pornographie juvénile qu’elle lui fournissait. Il avait d'abord pris contact avec la jeune fille sur un site de rencontres, où elle se présentait comme escorte.

Il s’agit d’une victime bien réelle ayant subi les conséquences du crime reconnu par l’accusé. La dénonciation et la dissuasion doivent primer, a expliqué le juge Conrad Chapdelaine, de la Cour du Québec, lors de l'imposition de la peine à Serge Barber.

L’accusé avait plaidé coupable aux accusations portées contre lui en février 2020, pour des faits qui s'étaient déroulés de janvier à septembre 2018 à Granby et à Sherbrooke.

Il avait alors reconnu avoir tenu des conversations avec une mineure pour regarder des images et des vidéos d’elle alors qu’il savait qu’elle n'avait pas 18 ans. Il avait aussi confirmé lui avoir offert de l’argent pour obtenir des faveurs sexuelles et avoir entretenu une relation avec la jeune fille pendant une dizaine de mois.

Cependant, Serge Barber n’a pas rencontré la plaignante, et l’échange d’argent ne s'est jamais concrétisé.

Il s’est conduit comme un consommateur et un profiteur de la vulnérabilité de l’adolescente.

Une citation de :Conrad Chapdelaine, juge de la Cour du Québec

Du niaisage avec l'adolescente

Même après l'interruption de leurs échanges pendant quelques mois, Serge Barber a avoué qu’il avait continué à visionner les photos et les vidéos de la plaignante. Paniquée, celle-ci avait alors fait une déposition aux policiers.

Dans sa déclaration, Serge Barber avait alors qualifié ses échanges avec l’adolescente de  niaisage.

L’attitude de banalisation de l’accusé commande une sanction susceptible de le conscientiser.

Une citation de :Conrad Chapdelaine, juge de la Cour du Québec

Les événements ont rendu l’adolescente dépressive, anxieuse et hypervigilante. Elle a reçu de l’aide à la suite de ces gestes.

Le juge note aussi la persistance de Barber dans le crime.

Il cherche à se déresponsabiliser et à blâmer la victime. Il a contribué à l’insécuriser en participant à la production de pornographie juvénile et en ne détruisant pas les images, comme la victime le lui avait demandé. Il n’a cherché qu’à satisfaire ses propres besoins, estime le juge Chapdelaine.

La procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion a mentionné que la décision mettait l'accent sur la dénonciation des gestes envers les adolescents.

La décision insiste sur la gravité des crimes à caractère sexuel et d’exploitation sexuelle contre les adolescents, qui sont tout aussi vulnérables que les enfants, a-t-elle souligné.

Le nom de Serge Barber sera inscrit à perpétuité au registre des délinquants sexuels.

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