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90 % des Ottaviens doivent être vaccinés pour atteindre l'immunité collective, selon SPO

Une aînée reçoit son vaccin.

La campagne de vaccination se poursuit à Ottawa (archives).

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Les responsables de Santé publique Ottawa (SPO) affirment qu'atteindre le dernier segment de la population non vaccinée sera une tâche difficile, alors que la capitale fédérale essaie de parvenir à l'immunité collective.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'immunité collective est la protection indirecte contre une maladie infectieuse – comme la COVID-19 – qui s’obtient lorsqu’une population est immunisée soit par la vaccination, soit par une infection antérieure.

La ville d'Ottawa s'est fixé l'objectif ambitieux de vacciner 90 % de sa population, y compris ceux qui ne sont toujours pas admissibles à la vaccination.

En date du 23 juillet, 73 % de la population totale de la ville avait reçu au moins une dose de vaccin, ce qui est légèrement plus élevé que le niveau provincial de 69 %. Ottawa figure parmi les villes du monde où le taux de vaccination d’une première dose est le plus élevé.

Le taux de vaccination de la première dose en Ontario est cependant en chute, passant d'un sommet de 6 % par semaine en mai à moins de 1 % en juillet – et cette tendance à la baisse se poursuit. Selon les observateurs, cela signifie qu'il faudra plus de temps pour immuniser la population qui n'est pas vaccinée, une mesure qui pourrait se poursuivre en 2022.

Il est primordial d'obtenir des niveaux de vaccination très élevés, a déclaré le Dr Trevor Arnason, de Santé publique Ottawa. Si nous maintenons le rythme actuel, nous allons certainement voir des éclosions à l’automne.

Portrait du Dr Arnason dans une salle avec des tables et des chaises.

Le Dr Trevor Arnason, de Santé publique Ottawa, croit que la ville peut être un chef de file mondial quant au taux de vaccination.

Photo : Radio-Canada

Les objectifs de vaccination doivent changer

L'Ontario, qui est maintenant à l'étape 3 de son plan de déconfinement, doit avoir immunisé 80 % de sa population admissible avec au moins une dose et 75 % avec deux doses pour envisager de retirer l'ensemble de ses restrictions sanitaires.

Certains experts en santé publique estiment que cette cible n'est pas assez élevée, en raison du nombre croissant de cas du variant Delta – lequel est désormais responsable de plus de 80 % des nouvelles infections en Ontario.

Nous devons atteindre l'immunité collective et nous aurions besoin d'un niveau de vaccination plus élevé, soit 85 % ou 90 %, a expliqué le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste du Bureau de santé de l'Est de l'Ontario (BSEO).

Le Dr Roumeliotis accorde une entrevue par visioconférence.

Le Dr Paul Roumeliotis est le médecin hygiéniste en chef du Bureau de santé de l'Est de l'Ontario (archives).

Photo : Radio-Canada

Les Drs Roumeliotis et Arnason estiment que les restrictions pourraient revenir cet automne si le variant Delta se propage. Les responsables de Santé publique Ontario espèrent quant à eux éviter un pic dans le nombre de cas, comme observé au Royaume-Uni, en Israël et aux États-Unis.

Aux Pays-Bas, qui ont une population à peine plus grande que celle de l'Ontario et des taux de vaccination similaires, les cas de COVID-19 sont passés à 10 000 par jour quelques semaines seulement après le déconfinement, en raison du variant Delta.

Convaincre les non-vaccinés

Les autorités en santé publique estiment que de 5 % à 10 % de la population ne recevra jamais le vaccin contre la COVID-19. SPO soutient devoir maintenant cibler ceux qui retrousseront leurs manches pour aider à éviter une pandémie des non-vaccinés.

La première chose est de faire en sorte qu'ils franchissent les portes, c'est la partie la plus difficile, selon le Dr Lorne Wiesenfeld, urgentologue à l'Hôpital d'Ottawa, qui a participé aux efforts de vaccination en administrant des doses.

La moitié des cliniques communautaires d'Ottawa ont fermé la semaine dernière, alors que SPO a recentré ses activités en offrant des cliniques de vaccination mobiles sur les lieux de travail, dans des organismes communautaires et des lieux de culte, en plus de cliniques éphémères dans toute la ville pour cibler les jeunes adultes.

À Ottawa, 72 % de la population âgée de 18 à 29 ans a reçu une première dose, soit le taux le plus faible de toutes les tranches d'âge. Les 30 à 39 ans suivent de près avec un taux de 73 % pour au moins une première dose de vaccin.

Un message qui passe moins avec un faible nombre de cas

La réceptivité des messages de la santé publique quant au risque d'une résurgence du variant Delta est inexistante lorsque le nombre de cas actifs de COVID-19 est faible, selon Doug Manuel, chercheur principal à l'Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa et membre de la Table consultative scientifique sur la COVID-19 de l'Ontario.

Les gens peuvent commencer à devenir plus sensibles aux messages si les cas positifs augmentent, comme ç'a été le cas au Royaume-Uni et en Israël, a noté le Dr Manuel.

Les responsables en santé publique pensent qu'atteindre un taux de vaccination de 90 % est possible, en partie parce qu'Ottawa a traditionnellement atteint des taux plus élevés de vaccination contre la grippe, ainsi que dans les programmes de vaccination pour enfants.

Le Dr Arnason a souligné que, lorsque les moins de 12 ans seront admissibles, ce qui pourrait arriver à l'automne, la ville pourrait voir une augmentation d'environ 10 % du nombre de résidents ayant reçu une première dose de vaccin.

D'après les informations d’Amanda Pfeffer

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