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Une saison touristique marquée par un bon achalandage et le manque d'employés en Mauricie

Des terrasses de la rue des Forges, au centre-ville de Trois-Rivières.

Archives

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Bélanger

Radio-Canada

Les vacanciers sont au rendez-vous dans les différentes installations touristiques de la Mauricie, mais le manque de personnel ralentit les ardeurs des commerçants et des touristes.

Ça va mieux que l’année dernière, affirme le président de Tourisme Mauricie, Donald Desrochers. C’est sûr que ce n’est pas une année normale, car le marché international n’est pas là, mais le marché québécois est là.

En sondant les membres de Tourisme Mauricie, M. Desrochers dégage deux constats : la clientèle est au rendez-vous, mais il y a une criante pénurie de main-d’oeuvre.

Les pourvoiries et les campings de la région sont les grands gagnants de cette deuxième saison touristique marquée par la pandémie de COVID-19, selon le président de l'organisme.

Beaucoup craignaient que le marché urbain soit délaissé par le public au profit des hébergements situés dans la nature ou en région, mais la situation est finalement meilleure que prévu dans les villes. L’urbain va bien également, c’est un grand soulagement pour nous, affirme le président de Tourisme Mauricie.

Un frein pour le tourisme

La pénurie de main-d’oeuvre fait toutefois mal à l’industrie. C’est un frein pour le développement de l’offre touristique et ça occasionne de l’irritation pour les clients, soutient M. Desrochers.

Les hôtels et les restaurants subissent les contrecoups de ce manque de main-d’oeuvre. La forte majorité [des hôteliers] bloque des chambres à l’heure actuelle, parce qu’on n’est pas capable de les nettoyer, on manque d’employés, constate Donald Desrochers, qui est aussi directeur général de la chaîne hôtelière Hôtels Marineau.

Les restaurateurs coupent des heures, ferment des journées, pas parce qu’on le veut, pas parce qu’on n’a pas de demande, mais parce qu’on n’a pas d’employés, a-t-il expliqué en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Il estime que le problème est surtout lié à la situation démographique dans la province. Il croit aussi que la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) nuit au recrutement et qu’une des solutions est de tenter de convaincre des gens de repousser la date de leur retraite.

Le défi d’accueillir les Américains

Dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, ce sera un défi logistique d’accueillir les touristes en provenance des États-Unis, selon M. Desrochers, qui se réjouit tout de même de l’arrivée de ces visiteurs.

Pour la Mauricie, le 9 août, c’est une très bonne date pour une réouverture.

Une citation de :Donald Desrochers, président de Tourisme Mauricie

Il mentionne que l’ouverture de la frontière canadienne aux Américains tombe à point pour la neuvaine de l’Assomption au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Le président de Tourisme Mauricie espère toutefois que les hôteliers auront assez de personnel pour accueillir ces touristes.

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