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La Nation crie Opaskwayak fera des fouilles sur le site de deux anciens pensionnats

Un paneau peint en jaune sur lequel il est écrit Opaskwawak Cree Nation

La Nation crie Opaskwawak est située à environ 520 kilomètres au nord-ouest de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Nation crie Opaskwayak se prépare en vue de recherches sur les sites d’anciens pensionnats pour Autochtones situés à proximité. La communauté de 6000 habitants du nord-ouest du Manitoba, se trouve près de la ville de Le Pas et de la Saskatchewan.

Son chef, Christian Sinclair, indique que les aînés sont consultés en vue de fouilles par géoradar, prévues d’ici un mois pour trouver des tombes non marquées.

Les personnes qui ont été forcées de fréquenter les pensionnats McKay ou Guy Hill, ou qui ont des connaissances transmises par des parents, aideront à déterminer les zones des recherches, relate M. Sinclair.

C’est un processus de guérison. Il faut travailler ensemble pour faire la lumière sur cette affaire au sein de notre communauté et que cela apporte la dignité à ces corps, dit-il.

Les travaux par radar sont offerts gratuitement par SNC-Lavalin, précise Christian Sinclair.

Un porte-parole de SNC-Lavalin a indiqué que la société avait écrit aux dirigeants de 50 communautés autochtones pour leur offrir cette technologie après la découverte des restes de 215 enfants près d’un ancien pensionnat à Kamloops, en Colombie-Britannique, en mai dernier.

Des sites à des dizaines de kilomètres

L’ancien pensionnat McKay était situé à 10 kilomètres au nord de la Nation crie Opaskwayak, sur l’île Fisher, un des endroits où la communauté organise des rassemblements durant l’été. Le pensionnat, qui a brûlé en 1933, a été reconstruit à Dauphin.

Quant au site de l’ancien pensionnat Guy Hill, il se trouve un peu plus loin, à environ 40 kilomètres au nord-est de la Première Nation, près du lac Clearwater. De nos jours, on y trouve l’aéroport de Le Pas, selon Christian Sinclair.

Une survivante de ce pensionnat catholique a déclaré à la Commission de vérité et réconciliation qu’elle y avait subi des violences physiques, sexuelles et psychologiques.

Christian Sinclair portant en complet et des lunettes.

Le chef Christian Sinclair, de la Nation crie Opaskwayak.

Photo : Radio-Canada

Il y a également plusieurs références à des enfants qui y ont été battus si violemment qu’ils en ont gardé des marques et des ecchymoses.

Christian Sinclair précise que les recherches menées sur ces deux sites devront également tenir compte des décès possibles liés à l’ancien sanatorium du lac Clearwater, qui accueillait autrefois des personnes souffrant de la tuberculose.

Regard vers l’avenir

L’aîné et ancien chef d’Opaskwayak William George Lathlin espère que les recherches feront ressortir la vérité afin que les membres de sa communauté puissent guérir de leurs blessures.

Nous devons dire la vérité telle qu’elle est, aussi horrible, terrible ou agréable soit-elle. Si nous ne mettons pas en lumière ce qui s’est passé, nous le perpétuons, a déclaré l’homme de 80 ans.

Louis McGillivary, un aîné de 72 ans de la Nation crie Opaskwayak, souhaite que les découvertes de tombes non marquées aideront les non-Autochtones à mieux comprendre les conséquences du système des pensionnats.

Il est important que nous sachions ce qui s’est passé et que nous le comprenions. Plus nous nous rapprocherons de la réconciliation avec l’histoire, mieux notre société s'en portera, soutient-il.

Christian Sinclair fera le point sur les plans de recherches mardi.

  • Ligne bilingue d'appui pour les survivants des pensionnats pour Autochtones : 1 866 925-4419

Avec les informations de Caitlyn Gowriluk

Bannière-image du dossier.

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