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Des propriétaires mécontents de ne plus avoir d'arbres près de chez eux

Deux hommes sont dans un jardin à la pelouse bien coupée et délimité par une clôture derrière laquelle on aperçoit des maisons neuves.

Alors que des habitants du Carré Aristote à Charlesbourg vivaient à l'orée du bois, ils ont maintenant vue directe sur leurs voisins.

Photo : Radio-Canada

Des habitants du Carré Aristote, dans Charlesbourg, sont contrariés. Le développement immobilier du quartier s’est accompagné d’abattages d’arbres qui leur procuraient quiétude et intimité.

Hélène Auger a investi du temps, des efforts et de l’argent dans sa maison à l'intérieur de laquelle elle espérait couler une retraite paisible.

Ma maison, c'est mon endroit, mon oasis. Ça fait 29 ans que je m’en occupe seule. Mais là, j’en ai perdu une bonne partie, se désole-t-elle.

Désormais, elle a vue directe depuis son jardin arrière sur la maison de ses voisins, nouvellement bâtie. Alors qu’auparavant, un boisé délimitait son terrain.

Une femme en bordure d'une piscine rpond aux questions d'un journaliste.

Hélène Auger est triste de ne plus avoir d'arbres au bout de son jardin.

Photo : Radio-Canada

Richard Larue, qui vit à proximité, est dans la même situation qu’elle. Il se sent trahi, dès lors qu’en juillet 2019, se souvient-il, un promoteur immobilier était venu lui présenter son projet de développement qui comprenait la préservation du boisé, considérée comme une zone tampon entre les résidents d’alors et ceux à venir.

Je suis devant le fait acquis, constate-t-il, sur un ton amer.

Règlement municipal...

D’après eux, la Ville de Québec est responsable de leur déconvenue qui ombrage leur tranquillité d’esprit. Ils garantissent que la sauvegarde des arbres faisait partie d’un règlement municipal.

Jean Rousseau, le chef de Démocratie Québec et candidat à la mairie de Québec, affirme la même chose et ses critiques envers l’actuelle administration sont encore plus tranchantes que la chaîne d’une tronçonneuse.

La Ville quand elle parle de vision de l’arbre, c’est qu’elle n’en a pas. (...) Les citoyens sont pris avec des coupes à blanc, une fois encore. (...) Ça m’a scandalisé de voir les arbres coupés. La Ville manque à ses responsabilités.

Alignement de maisons en constructions en bordure d'une région boisée.

Le développement immobilier à Charlesbourg se poursuit. Ce qui modifie le paysage que les habitants de longue date ont connu à leur arrivée.

Photo : Radio-Canada

... ou entente?

Patrick Voyer, membre du comité exécutif à la Ville de Québec, se défend de tout manquement. Au lieu de coupes sauvages généralisées, il pointe des actes isolés commis par deux ou trois citoyens qui n’auraient pas dû agir de la sorte.

La préservation de la zone boisée aux abords du Carré Aristote ne figure pas dans le règlement municipal, souligne-t-il, mais elle apparaît dans le contrat de vente conclu entre l’acheteur et le promoteur.

C’est une entente. Le propriétaire avait obligation de respecter cette zone-là, signale le conseiller municipal.

Il assure que les avocats de la Ville ont été saisis pour ces cas particuliers et que les inspecteurs et agents du développement économique veillent sur le terrain pour éviter que les feuillus et autres disparaissent du paysage.

Quoi qu’il en soit, Hélène Auger s’est résignée. Je trouve ça difficile. Je vais m’y faire, je vais m'adapter. Mais j’ai perdu un peu de tranquillité pour pas dire beaucoup. Je trouve ça très pénible.

Avec les informations de Tifa Bourjouane

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