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Pénurie d’eau et répression : le Khuzestan a « besoin du soutien du monde »

Des manifestants tiennent des drapeaux iraniens devant le Musée des beaux-arts de Vancouver.

Cette situation dure depuis que la révolution iranienne a transformé le pays en République islamique, en 1979, dénoncent les manifestants.

Photo : Radio-Canada / Chloé Dioré de Périgny

Une centaine de personnes ont manifesté devant le Musée des beaux-arts de Vancouver pour dénoncer la situation au Khuzestan, une province dans le sud-ouest de l’Iran où la population vit une sévère crise hydrique et fait l’objet de répression de la part du gouvernement.

Depuis le 16 juillet, des manifestations de colère se tiennent dans plusieurs villes du Khuzestan, face à une pénurie d’eau, tant pour la consommation quotidienne des habitants que pour l'agriculture et l’élevage.

Les forces de l’ordre y ont répondu en utilisant des gaz lacrymogènes et balles réelles, ce qu'ont dénoncé les manifestants dimanche à Vancouver.

Selon Amnistie internationale, au moins huit protestataires et passants, dont un adolescent, auraient été tués lors de ces assauts.

Nous avons besoin du soutien du monde, implore Nahid Ghani, l’une de manifestantes, qui a pris la parole à l'événement. Le corps des Gardiens de la révolution islamique et la République islamique tuent des innocents, dénonce-t-elle.

L’eau, un symbole

La région du Khuzestan est riche en gaz et en pétrole, mais à cause de la corruption du gouvernement, la population souffre de pauvreté, de chômage et doit faire face à des crises environnementales, explique Nahid Ghani.

Les rivières de la région ont été asséchées progressivement à cause de barrages, selon elle : Les gens n’ont plus d’eau potable. Ils ouvrent leur robinet et ils n’ont pas d’eau claire, elle est noire et boueuse. C’est un symbole, c’est la pauvreté. Les gens ne veulent plus de ça.

Le régime islamique est une menace pour le monde entier, poursuit-elle, en déplorant le silence d’Ottawa et de Washington face à la situation.

Ils se fichent de ce qu’il se passe, si quelqu’un est contre le gouvernement, ils le tuent, renchérit Zohreh Gharaei, Iranienne arrivée au Canada il y a environ 30 ans comme réfugiée. Ils tuent tout le monde.

Zohreh Gharaei à la manifestation.

Zohreh Gharaei voudrait que les dirigeants de la République islamique d'Iran quittent le pouvoir et que le peuple élise démocratiquement un gouvernement.

Photo : Radio-Canada / Chloé Dioré de Périgny

J’ai fui mon pays. J’étais en prison. Ils ont torturé mes amis en prison.

Une citation de :Zohreh Gharaei, manifestante

Ça fait plus de 40 ans que la corruption dure, ce n’est pas la première fois qu’on torture et qu’on tue des gens dans les rues, confirme Nahid Ghani.

Par ailleurs, selon l'Agence France-Presse, l'Iran a rejeté les critiques lancées par une haute responsable des Nations unies à propos de la répression des manifestants. Le gouvernement iranien a déclaré qu’il s’agissait de fausses accusations et d'informations incorrectes .

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