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La plage Parlee sensibilise les baigneurs aux risques de noyade

Des touristes en maillots de bain et des parasols sont dispersés sur le sable près de la mer.

La plage Parlee à Shediac attire les visiteurs pendant l'été.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les objets flottants de toutes sortes en mer ont la cote auprès de plusieurs vacanciers à la plage, mais peuvent être plus dangereux qu'ils ne le paraissent. À l'occasion de la première Journée mondiale de prévention de la noyade, des activités de sensibilisation ont été organisées dimanche à la plage Parlee à Shediac.

Chaque année, plus de 400 personnes se noient à la suite d'accidents évitables liés à l’eau au Canada, selon la Société de sauvetage. Les plus récentes données, publiées dans le rapport 2021 de la société, montrent que 33 personnes sont mortes de noyade dans les Maritimes en 2018. Vingt personnes en sont mortes en 2017. Un peu moins de 90 % de ces personnes étaient des hommes. Environ 43 % de ces noyades se sont produites dans l'océan.

Ces statistiques seraient en hausse dans les dernières années. Les récentes statistiques montrent que le nombre d'accidents dépasse de loin la moyenne canadienne. La pandémie a même contribué à la situation, en raison notamment de la fermeture des piscines publiques pendant plusieurs mois.

Ça, ça veut dire qu'il y a plusieurs personnes qui n'ont pas pu participer à des cours de nage, ce qui veut dire que ça augmente les risques de noyade pour les années à venir, estime Grégoire Cormier, gestionnaire des programmes à la Société de sauvetage du Nouveau-Brunswick.

Un homme coiffé d'une casquette se tient sur une plage, près d'un assortiment de gilets de sauvetage.

Marcel Bourgeois est sauveteur.

Photo : Radio-Canada

Le sauveteur Marcel Bourgeois a passé la journée avec ses collègues à sensibiliser jeunes et parents aux différents facteurs de risque de noyade. Il croit qu'on ne peut jamais être trop prudent, parce que des accidents peuvent même arriver au bord de l'eau tout près de la plage, entre autres en raison de la popularité des bouées et autres objets flottants.

Même si la personne est proche du bord de l'eau, la personne ne pense pas qu'elle ira loin. Il faut vraiment observer les courants, les vents, parce qu'un objet flottant peut transporter la personne dans l'eau plus profonde.

Une citation de :Marcel Bourgeois, sauveteur

Y'a aussi des endroits où il y a plus de sable ou plus d'eau, puis ils ne le savent peut-être pas, l'objet peut les transporter au-dessus de ça, ajoute Marcel Bourgeois.

Sur la plage, les usagers sont conscients des risques, mais ils ne s'inquiètent pas outre mesure. Il faut toujours se garder proches du bord. Comme tantôt, on y est allés puis on se gardait proches de la plage pour être sûrs de ne pas dériver au loin, explique Alex Boudreau.

Deux baigneuses se prélassent dans des bouées dans la mer.

Il faut redoubler d'attention lors de l'utilisation d'objets flottants à la plage.

Photo : Radio-Canada

Claude Mahre est conscient des risques liés aux objets flottants. Oui, on va pas trop loin avec, on essaie de s'éloigner du courant en fait. Même son de cloche chez Nicolas Le Blanc, un résident de la Gaspésie. On a beaucoup d'eau aussi par chez nous, puis on se sert souvent de ça, puis on est sensibilisés que c'est vrai que ça dérive. Quand on voit que c'est dangereux, on revient au bord. Je ne pense pas que c'est dangereux tant que ça.

Marcel Bourgeois souligne que, si elles utilisent ces bouées, certaines personnes devraient envisager le port d'un gilet de sauvetage ou s'assurer de connaître les lieux et observer le courant.

Il rappelle également que les sauveteurs ne peuvent pas tout voir et qu'il faut surveiller les membres de son entourage.

D'après le reportage de Sarah Déry

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