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Piece of Mind : quand l’art s’invite dans la recherche sur le parkinson

Une danseuse est attachée au plafond par les cheveux alors qu'une femme joue du violon en arrière-plan.

Un extrait du spectacle du collectif Piece of Mind sur la maladie de Parkinson

Photo : Capture d'écran YouTube / Piece of Mind

Radio-Canada

Naila Kuhlmann est une étudiante au postdoctorat à l’Université McGill qui a passé des années à faire de la recherche sur la maladie de Parkinson. Accessoirement, elle est également férue de danse. La jeune femme a décidé d’allier ces deux passions pour mettre sur pied Piece of Mind, un collectif multidisciplinaire qui crée des performances axées sur la recherche scientifique et l’expérience vécue.

Depuis six ans, Mme Kuhlmann travaille avec des souris en laboratoire pour comprendre comment les facteurs génétiques peuvent modifier le cerveau et mener à la maladie de Parkinson. Inspirée par la beauté des neurones passés sous la loupe du microscope, elle s’est mise à penser à une façon d’utiliser l’art pour sensibiliser le public aux questions relatives à la maladie.

Il y a une qualité esthétique à la science, aux neurones et à l’information qui m’a un peu incitée à chercher l’art dans la science, affirme-t-elle, tout en rappelant les propriétés thérapeutiques des arts sur le traitement des maladies; celle de Parkinson en particulier.

De plus en plus de recherches démontrent que la danse et la musique pourraient aider les personnes atteintes de la maladie. [...] Ça peut calmer les symptômes et peut-être aider aussi du côté cognitif, dit-elle. Et puis il y a le côté social et l’exercice.

Un lieu pour échanger des connaissances

Mais selon Naila Kuhlmann, ce n’est pas l’aspect thérapeutique de l’art qui est au cœur de Piece of Mind. Dans ce projet, je n’utilise pas la danse comme outil de thérapie. Le but, c’est d’utiliser la créativité, l’art, la danse et le mouvement pour faire un lien entre des communautés qui ne se parlent pas beaucoup, comme les scientifiques qui passent tout leur temps dans un laboratoire et les personnes qui vivent avec le parkinson tous les jours.

C’est pourquoi le collectif regroupe des scientifiques, des artistes et des personnes atteintes de la maladie. Le spectacle, qui mélange danse, cirque et musique, tente de représenter de façon artistique les symptômes et les différentes étapes de la progression du parkinson. Mme Kuhlmann espère qu'il saura engager le public sur les plans intellectuel et émotionnel, tout en faisant naître chez lui une empathie nouvelle pour les personnes devant composer avec la maladie.

Pour moi, l'art, et surtout les arts de la scène comme la danse, le cirque et la musique, c’est un moyen de communiquer la science, qui peut être très abstraite, très complexe. C’est un moyen de le mettre en scène pour les personnes qui n’ont pas accès aux articles de recherche.

Le spectacle de Piece of Mind sur la maladie de Parkinson, qui est bilingue, est offert sur YouTube, où l’on peut également trouver une autre production du collectif, celle-là consacrée à la démence.

Avec les informations d'André Robitaille, animateur de l'émission Dessine-moi un été

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