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Des problèmes respiratoires persistants pour les pompiers de Fort McMurray

Cinq ans après les feux de Fort McMurray, un pompier sur sept éprouve encore des problèmes respiratoires.

Un pompier arrose des arbres dans la forêt.

Les pompiers qui ont combattu l’incendie de Fort McMurray se sont exposés à beaucoup de fumée.

Photo : Chris Schwarz/Government of Alberta

Thomas Laberge

Alors que des feux ravagent les forêts dans l’ouest du Canada, une nouvelle étude démontre que les pompiers exposés à une très grande quantité de fumée ont des problèmes respiratoires persistants.

La professeure au département de médecine de l’Université de l’Alberta, la Dre Nicola Cherry, suit des pompiers qui ont combattu l’incendie de Fort McMurray en 2016 afin de voir les impacts sur leur santé.

Les résultats de son étude, récemment publiés dans le Journal of Occupational and Environmental Medicine (en anglais) (Nouvelle fenêtre), montrent que des problèmes respiratoires, comme l'asthme, peuvent persister longtemps.

Environ un pompier sur sept a encore des problèmes liés à l'incendie.

Nous avons constaté que plus les personnes avaient été exposées (...) plus elles étaient susceptibles de continuer à présenter des symptômes, explique la chercheure.

Inspiré par le World Trade Center

Les études qui ont été effectuées sur les pompiers qui ont combattu les incendies du World Trade Center ont guidé les recherches de la Dre Cherry.

Bien que les particules auxquelles étaient exposés les pompiers des deux catastrophes étaient bien différentes, les conclusions des études se sont révélées similaires.

Les pompiers du World Trade Center (...) ont été exposés principalement à du ciment et à la poussière inorganique, alors que beaucoup de nos pompiers ont été exposés principalement à la combustion de biomasse comme des arbres et des buissons. Il s'agissait donc d'une exposition différente, mais nous avons fait les mêmes constatations.

Des solutions pour l’avenir ?

Lors d’un incendie en ville, les pompiers sont généralement exposés moins longtemps à la fumée et ils peuvent apporter avec eux l’équipement nécessaire pour protéger leurs voies respiratoires.

Toutefois, lors d’un brasier comme celui de Fort McMurray, ou plus récemment ceux en Colombie-Britannique, les pompiers ne peuvent pas avoir l’équipement de protection nécessaire, car il est très encombrant et rend donc la respiration plus difficile.

Avec un appareil respiratoire autonome (...) vous ne pouvez pas respirer facilement et, évidemment, ce dont vous avez besoin lorsque vous combattez un feu, c’est d'avoir assez d'oxygène dans votre sang pour le faire, explique la chercheure.

Les pompiers doivent également travailler longtemps afin de maîtriser les flammes.

Certains pompiers ont été en service pendant plus de 20 heures, ajoute la Dre Cherry.

Ses recherches portent maintenant sur comment mieux protéger les pompiers. Elle explore notamment la possibilité d'utiliser des masques N95, ceux portés par les travailleurs de la santé.

Il faut voir si cela réduit leur exposition sans limiter de manière trop importante leur capacité de travailler.

Une autre solution serait de réduire le temps d’exposition des pompiers en faisant de la rotation de personnel.

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