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Un réfugié réinvente sa vie en travaillant dans un foyer de soins

Un homme souriant en uniforme dans un jardin extérieur, sous le soleil.

Khodor Ramlawi travaille en tant qu'auxiliaire en soins continus.

Photo : Radio-Canada / Shaina Luck

Radio-Canada

Un travailleur de la santé arrivé en Nouvelle-Écosse par l'intermédiaire d'un programme de parrainage de réfugiés se crée une nouvelle vie en marge de la pandémie de COVID-19. Khodor Ramlawi met ses compétences au service du foyer Glen Haven à New Glasgow depuis décembre dernier en tant qu'auxiliaire en soins continus.

Avant de s'établir en Nouvelle-Écosse, Khodor Ramlawi vivait avec sa femme Maya et ses deux fillettes dans le voisinage d'un camp de réfugiés palestiniens au Liban, où il travaillait aussi. Maya Ramlawi détient la citoyenneté libanaise, mais son mari et les deux enfants avaient le statut de réfugiés palestiniens.

Un homme et une femme souriants tiennent deux fillettes dans leurs bras.

Le couple Ramlawi et ses deux filles.

Photo : Radio-Canada / cbc/Shaina Luck

Khodor Ramlawi est arrivé en Nouvelle-Écosse grâce à un programme fédéral lancé en 2018, le projet pilote sur la voie d’accès à la mobilité économique. Le programme visait à recruter des travailleurs qualifiés vivant dans des camps de réfugiés au Moyen-Orient et en Afrique.

Khodor Ramlawi indique avoir obtenu un permis de pratique d'infirmier au Liban, où il a travaillé aux urgences et en salle d'opération pendant 20 ans. Il a aussi été instructeur pour former des ambulanciers paramédicaux. C'est un ami qui m'a parlé de ce programme qui pourrait me permettre d'immigrer au Canada.

Khodor Ramlawi est fort apprécié au foyer. Difficile de trouver mieux que lui, selon Dorothy Royles, une des six bénéficiaires confiées à ses soins.

Khodor Ramlawi apprécie la Nouvelle-Écosse, un milieu plus libre et plus sûr que les camps de réfugiés au Liban. Il y manque de nourriture pour les bébés, de médicaments. Il n'y a pas d'électricité ni de carburants, dit-il.

Il admet cependant qu'il occupe un emploi pour lequel il est surqualifié. En tant que salarié qui doit faire vivre sa famille, il n'a pas les moyens d'étudier pour se requalifier ou suivre une nouvelle formation. Maya Ramlawi pense qu'elle pourra obtenir la reconnaissance de ses diplômes en éducation et en français.

Le couple pense d'abord à ses enfants. Mes filles auront des droits. Elles deviendront peut-être médecins ou avocates et elles pourront travailler dans leur domaine, prédit Khodor Ramlawi.

Une nouvelle approche pour pallier les besoins de personnel

La pandémie de COVID-19 a fait ressortir les besoins en personnel dans les foyers de soins. Depuis l'embauche de Khodor Ramlawi, le foyer Glen Haven a engagé quatre autres candidats du même programme en tant qu'auxiliaires en soins continus.

Selon la directrice de l'établissement, Lisa M. Smith, le programme a permis au foyer de recruter des candidats dont les compétences sont remarquables.

Il manque de gens au Canada qui veulent occuper ces postes. La charge de travail est lourde et le salaire n'est pas suffisant. Nous devons nous montrer créatifs [pour recruter du personnel].

Une citation de :Lisa M. Smith, directrice, Foyer Glen Haven

Avec des informations de CBC

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