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SQDC : près de 21 tonnes de contenants vides de cannabis récupérés

Une étagère de la SQDC présentant des pots de cannabis.

Il n'y a pas de consigne sur les contenants de la SQDC, à l'exception des boissons.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La Presse canadienne

Les amateurs de cannabis sont-ils écolos? En tout cas, en moins d'un an, ils ont rapporté près de 21 tonnes de contenants vides de plastique à la Société québécoise du cannabis (SQDC) pour qu'ils soient recyclés.

Plus précisément, il s'agit de 2 291 143 contenants qui ont été récupérés en 2020-2021, a fait savoir la SQDC. Le programme de récupération de tous ses emballages (les pellicules de plastique, les contenants en verre, etc.) ayant débuté en août 2020, ce nombre de petits pots ne couvre pas toute l'année.

Il est toutefois impossible de savoir quelle proportion des contenants vendus cela représente : la SQDC ne veut pas révéler cette donnée de nature commerciale.

Il n'y a pas de consigne sur les contenants de la SQDC, à l'exception des boissons qui sont encadrées par le système de consignation de RECYC-QUÉBEC.

Les Québécois qui rapportent leurs contenants en succursale ne récupèrent donc pas d'argent : ils ne le font que pour éviter que les pots ne se retrouvent à la poubelle.

Il y a un avantage à rapporter les contenants vides en succursale, car de cette façon, ils ne sont pas contaminés par d'autres matières comme c'est le cas dans les bacs bleus à la maison, déclare la SQDC. Le plastique est envoyé à une entreprise qui reçoit une matière plutôt uniforme qu'elle peut donc réutiliser plus facilement.

Que deviennent vos pots de cannabis?

La SQDC a conclu un partenariat avec l'entreprise TerraCycle. La société d'État soutient que ses pots de cannabis sont transformés par cette dernière en mobilier urbain, comme des bancs de parc ou des boîtes à fleurs. Elle affirme que TerraCycle est aussi en mesure de recycler les sachets, qui autrement risquent de finir à l'enfouissement si vous les mettez dans votre bac à la maison.

Cannabis dans un contenant en vitre.

La contribution de l’industrie légale du cannabis au produit intérieur brut canadien est actuellement évaluée à 12 milliards de dollars.

Photo : Reuters / Chris Wattie

Impossible toutefois de vérifier ces informations et de savoir ce qu'il advient réellement des contenants, ni s'ils ont tous servi à fabriquer d'autres produits : TerraCycle n'a pas donné suite à nos courriels ou appels téléphoniques. Pas moyen non plus de savoir où sont transformés les petits pots en question.

Sous le feu des critiques

La SQDC indique qu'elle cherche à pousser ses efforts environnementaux plus loin. Nous travaillons aussi en ce moment avec des experts en développement durable à déployer un plan d'action pour des contenants et des emballages plus écoresponsables, écrivait-elle récemment sur sa page Facebook à un internaute préoccupé.

Invitée à en dire plus, la SQDC soutient consulter le Groupe AGÉCO et Éco Entreprises Québec (ÉEQ) pour améliorer la performance environnementale des emballages.

La SQDC avait été critiquée dès la mise en vente de ses produits, certaines personnes les jugeant suremballés et donc peu écologiques. La société d'État dit en être consciente et souligne que cet emballage (pot de plastique dans une boîte de carton, notamment) est requis par la réglementation stricte en vigueur au Canada qui a notamment pour but d'éviter la consommation accidentelle et de dissuader les enfants et les jeunes de consommer les produits du cannabis.

Certains internautes aimeraient voir des bacs de récupération des emballages à l'extérieur des succursales pour éviter de faire la file quand d'autres ont indiqué être gênés de rapporter leurs multiples pots. À cela la SQDC répond qu'elle ne pourrait assurer le contrôle des matières déposées dans un bac extérieur.

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