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Le Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est lance un appel à l'aide

Deux infirmières qui travaillent dans une unité de soins intensifs.

« Il n’est plus possible de maintenir les services en place avec le personnel disponible », rapporte le Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est dans un communiqué.

Photo : getty images/istockphoto

Radio-Canada

Les membres du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est (SPSCE) sonnent l'alarme. Le manque criant de travailleurs au sein de plusieurs centres d'activités du réseau de la santé atteint des sommets. Les représentantes s'inquiètent pour la santé du personnel et des patients.

Même s'ils nomment qu'ils sont fatigués et qu'ils ne sont pas en état de travailler, on les oblige quand même à rester. Je ne sais pas qu'est-ce que l'on attend pour agir. Est-ce qu'on attend qu'il y ait un décès? On ne veut pas se rendre jusque-là, déplore la vice-présidente inhalothérapeute du SPSCE, Lucie Landry.

La pénurie de main-d'œuvre, la multiplication des heures supplémentaires obligatoires et la surcharge des tâches minent le climat de travail. Les départements touchés sont notamment ceux de la maternité, la néonatalogie, des urgences, des CHSLD ainsi que des blocs opératoires. Il y a urgence d’agir pour plusieurs centres d’activités menacés par des bris de service, peut-on lire dans un communiqué du syndicat samedi.

Les erreurs de médicaments sont en hausse. Les altercations autant verbales que physiques, puis les patients qui décompensent [sic] sont en hausse aussi au niveau des CHSLD. Il y a de plus en plus de contentions chimiques qui doivent être données parce que les patients sont agités parce qu'il n'y a pas assez de personnels sur les unités pour pouvoir faire diversion.

Une citation de :Stéphanie Goulet, vice-présidente aux relations de travail du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est

Selon le syndicat, une fermeture organisée de services pourrait permettre aux professionnelles de souffler. Dans une publication Facebook, il suggère également une meilleure répartition des équipes volantes, la participation aux heures supplémentaires des gestionnaires ayant un permis de pratique valide ou encore la fermeture de lits en période estivale.

Le CIUSSS de l'Estrie - CHUS a refusé notre demande d'entrevue. Par déclaration écrite, la direction se dit au courant de la situation et ajoute qu' il s’agit d’un difficile équilibre à maintenir pour lequel des ajustements sont faits quotidiennement en fonction des situations en vigueur. Concrètement, des plans de contingence sont mis en place [...] lorsque nécessaire pour trouver cet équilibre entre les besoins de soins de santé et de services sociaux de la population et la réduction de la pression sur le personnel.

Le CIUSSS nomme des actions telles que l'ajustement des heures d'ouverture d'urgence de Coaticook pour réduire la pression sur les équipes tout en assurant l'accès aux soins à la population .

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