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La possibilité de démissions massives inquiète les associations d'infirmières

Une travailleuse de la santé qui regarde au loin, adossée à un mur.

Le sondage de la RNAO révèle que 15 % des infirmières ontariennes pourraient quitter la profession.

Photo : Shutterstock / Alliance Images

Radio-Canada

Les associations des professionnels du domaine des soins infirmiers s’inquiètent d’une possible vague de démissions à la suite de la pandémie. Un sondage publié par l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario (RNAO) en mars dernier a révélé que 15 % des infirmières autorisées envisageaient de quitter la profession.

Les données de l’étude démontrent qu’un grand nombre d'infirmières s’apprêtent à prendre leur retraite alors que d’autres souffrent d’épuisement intense.

Ce serait une situation dévastatrice pour notre système de santé. Nous ne sommes pas prêts à perdre 15 % du personnel infirmier dans la province.

Une citation de :Morgan Hoffarth, présidente de l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario

Denise Jeffery, infirmière autorisée depuis 19 ans dans la région de Toronto, explique que le sentiment d'épuisement est commun parmi ses collègues.

Nous nous sentons tous très surchargés, dit-elle. Plusieurs personnes ne veulent plus rester dans ce métier parce qu’elles ne peuvent plus tenir le coup dans cette pandémie.

Selon Vicki McKenna, présidente de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario (AIIO), la pénurie de personnel était déjà un problème avant le début de la pandémie et plusieurs infirmières et infirmiers n’ont pas eu l’occasion de récupérer des forces entre les vagues de la COVID-19. Elle souligne que certains membres de l’association envisagent de démissionner.

La présidente de l'Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario.

Vicki McKenna, présidente de l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario, explique que plusieurs membres de l'association envisagent de démissionner.

Photo : Radio-Canada / ONA/Twitter

Je m’inquiète beaucoup de l’avenir de nos effectifs, dit-elle.

Dans un courriel adressé à CBC News, la province a rappelé son plan d’investissement de 52 millions de dollars pour l’embauche, la rétention et le soutien de plus de 3700 travailleurs qui sont aux premières lignes.

Cet investissement comprend un financement de 8 millions de dollars consacré aux infirmières ainsi que 4 millions de dollars supplémentaires par an pour des bourses d'études.

Selon Morgan Hoffart, il est urgent que la province ait une politique de santé et de ressources humaines qui lui permette de comprendre les difficultés auxquelles le personnel infirmier est confronté.

Elle souligne que la charge de travail doit être plus gérable et qu’un service de santé mentale doit exister pour les infirmières et infirmiers qui sont en détresse morale ou qui ressentent de l’épuisement.

D'après les informations de Dan Taekema, de CBC News

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