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Des analystes prédisent que les loyers vont augmenter dans le Grand Vancouver

Un paysage de tours à Vancouver et de grues présentes pour des travaux de construction.

Pendant la pandémie, certains logements ont été convertis en locations à long terme, alors qu’ils étaient à locations temporaires auparavant, indique Eric Bond, analyste principal de marché à la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

À mesure de la réouverture des frontières, des analystes anticipent une augmentation graduelle des loyers dans le Grand Vancouver, notamment en raison de l’arrivée d’étudiants étrangers et de nouveaux arrivants.

Au début de la pandémie, Peter Dowdy, 35 ans et sa femme étaient à la recherche d’un logement temporaire, le temps de trouver une maison à acheter. 

Ils ont réussi à se loger pour 2750 $ par mois dans un logement à Vancouver qui valait 3500 $ avant la crise sanitaire, sans compter les 2750 $ d'incitatifs d'emménagement.  

À la fin de leur bail de six mois en juin, lorsque le couple a emménagé dans son nouveau bien, il a réalisé que le propriétaire de l’appartement l’avait déjà augmenté à 3000 $, sans incitatifs.  

Cette expérience vécue par Peter Dowdy et sa femme est représentative de la tendance actuelle dans la région, mais aussi dans le pays, à mesure de l’ouverture des frontières, selon des experts du secteur immobilier. 

Le prix moyen des logements dans le Grand Vancouver est toujours plus bas qu’il l’était avant la pandémie, mais ces chiffres commencent à augmenter, confirment des compagnies de logement comme Liv.rent, PadMapper et Rentals.ca sur leurs sites Internet. 

Taux d’inoccupation le plus élevé depuis les années 1990

La pandémie a fait décroître la demande en logements de groupes clefs comme les étudiants étrangers et les travailleurs de l’industrie des services, explique Eric Bond, analyste principal de marché à la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

Depuis octobre dernier, le taux d'inoccupation des appartements dans le Grand Vancouver a grimpé de 1,1 % à 2,6 %. C’est le taux le plus haut qu’on ait vu depuis 1999, commente Eric Bond. 

Nathan Lauster, un professeur agrégé en sociologie de l’Université de la Colombie-Britannique, n’est pas surpris de voir le prix des loyers commencer à augmenter, même si la situation varie selon les secteurs de la région du Grand Vancouver, souligne-t-il. 

D'après lui, les loyers commencent à augmenter à Vancouver même, parce que les établissements postsecondaires et les écoles de langues attirent les étudiants étrangers et que la ville a de nombreux emplois pour les nouveaux arrivants.

Eric Bond considère de son côté que le retour aux prix prépandémiques des loyers sera graduel, étalé sur plusieurs années. Il rappelle que de nombreux étudiants étrangers et des immigrants font toujours face à des barrières pour venir au Canada en raison de la pandémie.

Dans le Grand Vancouver, 10 321 logements locatifs sont en construction. Un nombre encourageant, mais insuffisant pour pallier le marché locatif saturé depuis plusieurs années, dit M. Bond.

Le temps de chercher, c'est maintenant, conseille Nathan Lauster aux locataires. 

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